Ce qui m'intéresse surtout, c'est la situation rapportée dans les médias à l'effet que certains enseignants travaillent dans nos écoles sans posséder de permis d'enseignement.
La situation actuelle du Québec est la suivante: si vous voulez enseigner au secondaire, vous devez passer absolument par la filière du baccalauréat en enseignement au secondaire. C'est une formation qui est axée sur la pédagogie. De plus, l'étudiant doit choisir deux matières. À titre d'exemple, français et histoire ou encore mathématiques et physique.
Depuis plusieurs années, je me demande pourquoi nous ne libéralisons pas l'accès à cette très belle profession. Pourquoi ne pas permettre d'enseigner au secondaire à un bachelier en géographie ou encore en physique. Présentement, même un détenteur d'une maîtrise en histoire ne pourrait pas se retrouver enseignant dans une de nos écoles secondaires. S'il veut enseigner, il devra s'inscrire au baccalauréat en enseignement au secondaire, ce qui veut donc dire quatre années supplémentaires à l'université.
Cette situation doit changer. C'est pourquoi lors du dernier Conseil général du PLQ, les militants de la région de Québec ont proposé un nouveau mécanisme pour l'obtention d'un permis d'enseignement. Nous avons proposé qu'un bachelier spécialisé puisse obtenir un permis d'enseignement après avoir étudié une année supplémentaire en psychopédagogie. Cette résolution fut adoptée par les militants réunis en Conseil général. Nous en sommes très heureux et nous sommes persuadés que le gouvernement du Québec doit envisager cette réforme le plus rapidement possible. C'est une réforme qui sans doute aura la capacité d'attirer davantage de jeunes vers la belle profession d'enseignant.
Hébert Dufour, président de l'Association libérale de Taschereau et ex-candidat du PLQ dans Taschereau lors de l'élection générale de 2008.
L'auteur est également un ancien directeur d'écoles.
















