Je tiens à rappeler quelques faits.
1- Il est plutôt intéressant d'apprendre qu'Hydro-Québec ne prendra possession de la centrale nucléaire de Pointe Lepreau qu'après que sa reconstruction sera complétée à cause des délais et dépassements de coûts constatés. M. Vandal nous a pourtant dit que dans le cas de la reconstruction de la centrale nucléaire québécoise de Gentilly 2, il n'y aurait pas de dépassement de coût! Comme c'est le même type de réacteur et de reconstruction, devrions-nous comprendre qu'il y aura dépassement de coût?
2- Cette société d'État nous appartenant, comment se fait-il que nous n'ayons pas été mis au courant de cet achat potentiel afin de discuter des tenants et aboutissants? De quel droit MM. Vandal et Charest dirigent-ils cette société, qui nous appartient sans aucun débat? Connaissons-nous beaucoup d'exemples d'entreprises où les actionnaires n'ont aucun mot à dire sur ses actions? Cet achat était en négociation lors de la commission parlementaire sur la stratégie énergétique. Pourtant, aucun élu de l'opposition n'en a entendu parler et n'a donc pu en débattre!
3- Lorsque l'on revient sur:
- l'éléphant blanc de la centrale privée albertaine fermée de Bécancour qui nous coûtera au bas mot un milliard $ afin qu'elle ne produise pas d'électricité;
- de son petit frère, la centrale TAG cachée;
- l'exportation à perte du projet La Romaine;
- sur cette entreprise française qui fabriquera des batteries pour voitures électriques inventée par des chercheurs d'Hydro-Québec,
- ou le fait que Hydro-Québec aie cédé gratuitement ses droits d'exploration sur le gaz naturel du Québec à des entreprises qui, si elles commencent leur exploitation d'ici la fin 2010, n'auront aucune redevance à payer pendant cinq ans...
Pourquoi devrait-on croire Jean Charest et Thierry Vandal lorsqu'ils prétendent avoir fait cet achat pour notre bien? Ou est-ce pour le bien de firmes d'ingénieurs?
Ce à quoi nous semblons assister depuis des années, c'est la privatisation des profits et la socialisation des pertes.
4-Si les tarifs des citoyens et des entreprises du Nouveau-Brunswick diminuent, est-ce que ça se fera sur le dos des citoyens du Québec?
Bien des questions qui restent sans réponses. Voilà pourquoi je pense que nous devrions nous méfier de cette «bonne nouvelle»...
Daniel Breton, écologiste
Président
Maîtres chez nous - 21e siècle (MCN21)
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