De même, le fait que des personnes possèdent autant, amène les subalternes à se comparer et à exiger des revenus bien au-delà de ce qui est nécessaire, pour répondre raisonnablement aux besoins de la vie. C'est dans ce contexte qu'on doit regarder les réclamations de millions de dollars de revenus et de bonis par les dirigeants de banques et d'entreprises. En plus de créer un effet ascenseur sur les salaires des hauts dirigeants, ces fortunes créent des sentiments d'insatisfaction et d'injustice chez les petits salariés. Quand certains dirigeants gagnent jusqu'à 500 fois le salaire de leurs employés, ils drainent une partie significative des capitaux de leur entreprise.
En conséquence, notre société, lancée dans un élan capitaliste sans précédent et menée par ces leaders richissimes, en est venue à faire passer l'argent au premier rang des valeurs. L'effet combiné de l'idolâtrie de ces personnages, d'une publicité omniprésente faisant croire au bonheur par la consommation et d'une mondialisation qui fait chuter les prix des produits, nous a amené dans une orgie de surconsommation, voire d'hyperconsommation.
Il en résulte plusieurs effets pervers importants, soit une diminution du sens moral et de l'éthique, une perte de sens de la vie, une spirale de l'endettement, une détérioration rapide de l'environnement, des conditions de travail dans les pays sous développés s'apparentant souvent à de l'esclavage, etc. Est-ce vraiment la société que nous voulons?
Par contre, les récentes initiatives de certains gouvernements pour limiter les rémunérations des dirigeants d'entreprises et lutter contre les paradis fiscaux sont de bonnes nouvelles qui vont dans le sens d'une société que nous voulons.
Pascal Grenier
Groupe de simplicité volontaire de Québec










