L'ADQ n'a pas fait ses devoirs

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Gérard Deltell, chef de l'Action démocratique du Québec.... (Photo Le Soleil Jean-Marie Villeneuve)

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Gérard Deltell, chef de l'Action démocratique du Québec.

Photo Le Soleil Jean-Marie Villeneuve

Je n'en reviens pas. Qu'est-ce qu'ils connaissent à la fonction publique québécoise? Les députés de l'ADQ n'ont jamais représenté autre chose qu'un parti qui se complait dans les préjugés sur la fonction publique.

Afin d'amorcer une saine discussion sur ce dossier, il faut faire un peu d'histoire, ce que le journaliste Deltell devrait s'imposer et imposer à son parti avant de crier sur la place publique qu'il y a «trop d'employés incompétents, paresseux et superflus (qui) s'accrochent à leur sécurité d'emploi».

Que propose l'ADQ? Rien de moins qu'un retour à l'époque Duplessis des années '40 et '50. Que suggère ce journaliste en mal de copie? «Il est impératif que le Québec remette en question les "vaches sacrées" du modèle québécois comme celle de la sécurité d'emploi dans le secteur public.»

Monsieur Deltell, que se passait-il à l'époque glorieuse de Maurice Duplessis? La province avait alors des employés qui malheureusement étaient en place selon le bon plaisir du Prince. Celui qui avait le plus aidé à faire élire l'Union nationale obtenait un poste de fonctionnaire et s'il ne faisait pas ce que le «cheuf» désirait, il était vite remplacé par un autre aussi méritant. On rapporte que le favoritisme était courant dans la Police provinciale, la Commission des liqueurs, les ministères (Voirie, Travaux publics), régies, etc.

Les libéraux de monsieur Jean Lesage ont mis fin à ce régime. On a alors construit une grande et importante fonction publique indépendante et prête à supporter les gouvernements quels qu'ils soient. Il ne faut pas revenir à l'époque de la Loi du cadenas. Il est possible qu'il y ait des réaménagements à réaliser, mais gardons-nous de ces discours démagogiques qui risquent de nous amener à jeter le bébé avec l'eau du bain.

Pendant plus de 35 ans comme employé de la fonction publique québécoise, dont plus de 20 ans à titre de gestionnaire, je n'ai pas rencontré de fonctionnaires incompétents, superflus et paresseux. J'ai plutôt vu des gens talentueux, dévoués, respectueux et qui ne demandaient qu'à servir selon les directives.

Et si, par hasard, une personne devenait la source de maux de tête pour son employeur, les gestionnaires ont à leur disposition tous les outils nécessaires pour régler le cas.

Clarence White, Québec

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