Le Québec présente le triste record de pauvreté chez les aînés au Canada. Pour les femmes aînées québécoises, cette réalité est aggravée par une inégalité importante par rapport à leurs vis-à-vis masculins. Le revenu médian après impôt des femmes âgées seules au Québec est de 16 500 $ par année, soit près de 3 000 $ de moins que celui des hommes.
Dans tous les domaines où l'apport des femmes aînées mérite d'être souligné, celui des proches aidantes est particulièrement important. Le monde des proches aidants est clairement un monde de femmes, souvent aînées. Parmi l'ensemble des proches aidants, 60% sont des femmes. Les femmes fournissent 80 % à 90 % des soins et de l'aide à leurs proches. Or, les proches aidants principaux sont le plus souvent âgés de 52 à 84 ans.
Par ailleurs, s'il est un aspect de la situation des femmes âgées qui est particulièrement inquiétant, c'est celui du suicide. Le Québec se réjouit de certains progrès accomplis en prévention du suicide dans de nombreux groupes d'âge. Cependant, le groupe des femmes âgées de 50 à 64 ans est le seul qui a enregistré, entre 1999 et 2008, une hausse de son taux de mortalité attribuable au suicide.
La célébration de la Journée internationale des femmes est une bonne chose en soi. Toutefois, pour trouver un sens dans la réalité, cette célébration commande des gestes, notamment de la part du gouvernement. Nous devons tout mettre en oeuvre afin d'assurer une retraite digne et saine aux femmes aînées du Québec.
Madelaine Michaud, présidente de l'Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP)










