Au Bloc Québécois, nous craignons que l'inclusion d'une stratégie essentiellement militaire pour le Nord, voie toujours favorisée par les conservateurs, accroisse les tensions dans les régions arctiques.
Le Bloc Québécois estime que les conservateurs doivent cesser leur double langage, renoncer à une stratégie militaire et s'en tenir uniquement aux voies diplomatiques et celles garanties par le droit international pour faire valoir les prétentions territoriales canadiennes. D'autres principes de base devraient également guider l'action canadienne dans le développement de l'Arctique. Ainsi, toute action dans les régions arctiques devrait tenir compte des populations qui y vivent, notamment les Inuit. Il faudrait également s'assurer que la région ne soit pas livrée à un pillage éhonté de ses ressources grâce à un encadrement strict. De plus, le gouvernement devrait s'engager plus fermement à lutter contre les changements climatiques, qui ont des conséquences majeures pour l'Arctique, de même qu'à protéger adéquatement l'extrême fragilité de ses écosystèmes. Dans cet esprit, le gouvernement doit revenir sur sa décision et accorder le financement à la Fondation canadienne pour les sciences du climat et de l'atmosphère, qui permettra notamment au centre PEARL situé sur l'île d'Ellesmere de poursuivre ses importantes activités.
Enfin, nous croyons que le gouvernement conservateur devrait multiplier ses efforts afin d'entretenir de bonnes relations avec les pays ayant une frontière avec l'Arctique. En ce sens, le gouvernement doit tenir parole et favoriser sans tarder les modes de gestion coordonnés, notamment grâce à sa participation au Conseil de l'Arctique et à sa coopération avec le Conseil circumpolaire inuit. Nous l'enjoignons dès maintenant à oeuvrer activement afin d'assurer le développement durable et pacifique de l'Arctique.
Gilles Duceppe, Chef du Bloc Québécois










