Assigné au deuxième rang des huit formations engagées dans l'ultime compétition annuelle, le Rouge et Or partait favori face aux Wesmen, classés septièmes. Mais de vieux fantômes pouvaient venir hanter les représentants de l'Université Laval, dans le gymnase de l'Université de l'Alberta.
«En 2002, ici même, on avait perdu en demi-finale contre Winnipeg», a rappelé l'entraîneur Pascal Clément, joint à Edmonton, par le biais des ondes cellulaires. «Il y avait un brin de nervosité», a reconnu le pilote, traçant plusieurs parallèles entre sa formation actuelle et celle qui comptait alors comme finissants étoiles l'attaquant Éric Lebreton et le passeur Gabriel Giguère. Ajoutons que les Wesmen ont pris part aux deux dernières finales canadiennes, raflant les grands honneurs en 2007.
Mais les champions de la conférence Québec n'ont jamais cédé aux menaces des demi-finalistes de l'Ouest, hier. La récolte de 17, 15 et 14 attaques marquantes de la part des attaquants Karl De Grandpré, Thierry Lavigne et Frédéric Desbiens témoigne de la stratégie offensive diversifiée orchestrée de main de maître par le passeur de cinquième année et finissant Olivier Faucher. Capitaine de l'équipe et lui aussi à ses derniers matchs universitaires, Lavigne a été nommé joueur par excellence du camp vainqueur.
McMaster dans la mire
«Mais on n'est pas ici pour passer la première ronde, on est ici pour gagner notre prochain match», a insisté Clément. «Et maintenant, c'est la demi-finale contre McMaster», aujourd'hui à 20h30, heure du Québec, diffusée en direct au http://universitysport.ca/f/championnat/m_volleyball/2009/webvideo.cf.
Les Marauders de McMaster, résidants de Hamilton, champions de l'Ontario et classés troisièmes du tournoi, ont défait le WolfPack de Thompson Rivers (Kamloops) 3-2 en quarts de finale. Le 30 décembre dernier, en finale d'un tournoi à Tampa Bay, en Floride, le Rouge et Or avait eu le meilleur 3-2 sur les Marauders, alors classés deuxièmes au pays. «Ç'a sûrement été notre plus gros match cette année», a analysé le coach.
Le Rouge et Or est la seule équipe québécoise dans la capitale albertaine. La couronne des champions canadiens du volleyball universitaire n'a pas été portée à l'est de Winnipeg depuis 1994, année du dernier triomphe des Lavallois, alors qu'ils raflaient un troisième titre en cinq ans.
Les filles visent le bronze
Les filles du Rouge et Or volleyball ne répéteront pas leur triomphe de 2006, alors qu'elles avaient remporté le championnat canadien universitaire. Leur revers en trois manches de 25-19, 25-22 et 25-22 face aux Thunderbirds de l'Université de la Colombie-Britannique (UBC), hier, ne permet plus d'espérer qu'une médaille de bronze.
Et encore, car les porte-couleurs de Laval retrouvent leurs bonnes vieilles rivales des Carabins en «petite» finale aujourd'hui (15h, heure du Québec). Le R et O n'a remporté qu'un seul des six affrontements cet hiver contre l'Université de Montréal, lors du dernier match du calendrier régulier où l'attaquante-vedette des Bleues, Laetitia Tchoualack, n'a été utilisée qu'au cinquième set.
Grandes favorites de ce tournoi final, les Carabins ont subi une défaite surprise de 3-2 au profit des Dinos de Calgary, dans l'autre demi-finale. «Elles (les Carabins) vont être ébranlées, elles étaient ici pour une médaille d'or», a souligné l'entraîneur du club de Québec, Alain Pelletier, au téléphone. «Notre mission a toujours été un podium au (championnat) canadien et on va tout faire pour la remplir.»
Grandes championnes l'an dernier à Fredericton, les joueuses d'UBC tentent de récidiver 12 mois plus tard, dans le même gymnase de l'Université du Nouveau-Brunswick. Les volleyeuses de Vancouver, classées deuxièmes sur huit équipes, ont profité des 23 erreurs non provoquées offertes par le R et O pour atteindre la finale, qu'elles livrent aux Dinos ce soir, à 18h.
Réception inadéquate
Avec 18 attaques marquantes, Marie-Christine Mondor a été la seule du camp lavallois à faire dans la dizaine. L'autre attaquante étoile, Mélanie Savoie, en a enregistré sept, commettant 10 erreurs.
«Notre problème était en réception de service, a noté Pelletier, ce qui nous plaçait loin du filet pour attaquer.» Le patron a parlé des Thunderbirds comme d'une équipe supérieure à la sienne «physiquement, techniquement et avec plus de profondeur. Aujourd'hui (hier), on a rencontré la cour des grandes», a-t-il illustré.











