Vancouver 2010: l'excitation du dernier droit

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Vancouver 2010: l\'excitation du dernier droit

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Ancien membre de l'équipe des communications pour les libéraux fédéraux, Sébastien Théberge se retrouve en plein coeur de l'organisation des Jeux olympiques de Vancouver.

Collaboration spéciale Jean-Sébastien Massicotte

Jean-Sébastien Massicotte, collaboration spéciale
Le Soleil

(Whistler, Colombie-Britannique) Du fond de sa poche, son BlackBerry lui rappelle constamment que sa journée, à peine commencée, sera encore une fois bien longue. Pourtant, Sébastien Théberge semble tout ce qu'il y a de plus heureux au travail. Aussi bien comme ça, car de toute évidence, la cadence au boulot ne fera que s'accélérer d'ici le 12 février 2010, date de l'ouverture des Jeux olympiques de Vancouver. Puis, pour les 16 jours suivants, ce sera encore pire...

Agent aux relations avec les médias pour le comité organisateur de Vancouver 2010 (COVAN), Théberge, 35 ans, se retrouve définitivement au coeur de l'action. Ancien membre de l'équipe des communications pour les libéraux fédéraux, notamment auprès de Jean Chrétien et de Pierre Petitgrew, Théberge a abouti par hasard sur cet excitant contrat de quelques mois avec le COVAN, à partir d'un simple site Web de recherche d'emplois.Rencontré à Whistler par Le Soleil à la mi-février, au moment de l'amorce du décompte d'un an avant les JO, le natif de Rimouski carburait à l'effervescence qui montait dans le petit village de la Colombie-Britannique. «Les gens réalisent enfin qu'ils peuvent toucher aux Jeux!»

Certes, il n'y a pas encore de frénésie chez les hôteliers et restaurateurs du coin, mais ce n'est qu'une question de temps. Déjà, Vancouver et Whistler affichent complet pour février 2010 et les billets pour les compétitions se sont tous envolés. Reste maintenant aux revendeurs à jouer, eux qui ont droit de pratique en toute légalité dans cette province de l'Ouest.

Grosse demande

Le site eBay propose d'ailleurs quelques laissez-passer, mais il faut pouvoir y mettre le prix. Par exemple, il était possible cette semaine d'obtenir quatre billets pour la cérémonie d'ouverture... pour près de 9000 $. Un attrait pour les Jeux qu'est à même de quantifier Théberge. «Juste pour la finale or de hockey masculin, on a reçu 43 fois la demande de billets!» Ce qui fait que pour être de la partie au GM Place le 28 février, toujours sur eBay, il faut actuellement être prêt à débourser entre 4375 $ et 7200 $... par billet!

Et encore, même si l'argent n'est pas un problème, l'hébergement pour assister aux compétitions le sera. «C'est le grand défi», con­firme Théberge. Il raconte que certains propriétaires de Whistler ont même offert des récompenses à ceux qui rendent leur logement disponible. À Vancouver, une rumeur fait état de voyages dans le Sud gratuits pour les locataires qui quittent leur logis en février.

Confiant, le COVAN croit fermement qu'il arrivera à accueillir sans trop d'encombre les quelque 350 000 visiteurs attendus. «Il existe des manières très créatives de trouver des solutions au logement», estime Théberge. Il donne comme illustration la possibilité que certains membres des équipes de sécurité habitent dans des bateaux amarrés à Squamish, un village à mi-chemin entre Whistler et Vancouver.

Les Olympiques à pied

Employée de la station Whistler-Blackcomb et résidante du village, Anik Champoux anticipe elle aussi avec excitation l'arrivée des JO. Mais en même temps, elle sait que l'achalandage et la sécurité hors de l'ordinaire risque de causer son nombre d'irritants, en particulier pour les locaux. «À ce qu'il paraît, on ne pourra même pas circuler en voiture où j'habite.»

Il faut dire que la Québécoise possède un logement drôlement bien situé, elle qui réside tout juste au bas de la piste de bobsleigh, au Centre de glisse de Whistler, nouvellement construit. Déjà, alors que les Coupes du monde et autres compétitions de «bob» et de skeleton ont eu lieu pour tester les installations, elle a pu profiter du spectacle unique qui a lieu dans sa cour.

Un mal pour un bien, constate la jeune femme, consciente de la chance qu'elle a. Les Olympiques à pied de la maison... c'est quand même pas mal!

Ce voyage a été rendu possible grâce à la collaboration du Corridor touristique francophone de l'Ouest canadien (www.lecorridor.ca).

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