Roberge n'est pas nouvelle sur la Toile. Avant l'actuel www.kalynaroberge.ca, elle administrait elle-même son site, de A à Z, même si elle n'y connaissait «pas grand-chose», selon ses dires. «Ça pouvait me prendre cinq heures pour mettre une photo, et si je voulais l'enlever, je ne savais même pas comment!» expose-t-elle en autodérision, s'avouant soulagée de confier la tâche à d'autres. Cette fois, flux RSS, nouvelles, livre d'or, profil, tout y est.
Il y a même un lien vers «sa» page Facebook. Il ne s'agit pas de sa page personnelle, mais bien de celle où se regroupent ses admirateurs. Sans se dire assidue du Web, la médaillée d'argent au relais olympique de 2006 assure répondre aux messages de ses supporteurs, du moins ceux qui demeurent dans les limites de la décence. «Sur Facebook, j'ai déjà eu du harcèlement, confie Roberge. Tellement que j'ai dû contacter la police. Alors ma page personnelle, mon profil et mes photos [dans Facebook] ne sont accessibles qu'à ceux que j'accepte comme amis.»
Chaque jour qui passe la rapproche du 13 février 2010, première journée de compétition olympique pour les patineuses de vitesse sur courte piste. «Ça me rend nerveuse, mais juste quand j'y pense», lance celle qui a repris l'action dès avril, deux semaines après la fin de la dernière saison. Et pas plus tard que le 19 juin, elle part pour un camp d'entraînement à Vancouver. Il faut dire que les sélections olympiques canadiennes s'y déroulent en août! La native de Saint-Étienne-de-Lauzon passera encore le plus clair de son temps à Montréal. Centre d'entraînement unique de l'équipe canadienne, l'aréna Maurice-Richard vient d'être rénové au coût de 5 millions $.
Victime de trois hernies discales au fil du temps, Roberge devra aussi gérer les blessures. Ses douleurs au dos se sont répercutées à la hanche et aux jambes. «Parfois, ça me fait mal jusqu'au bout des pieds. Et juste de rester debout trop longtemps, comme là , je ne suis pas bien», admet l'athlète de 22 ans, avec une grimace, après avoir passé une trentaine de minutes à la verticale, chaussée de souliers à talon. «Mais c'est plus neurologique que musculaire, alors ça affecte peu mes performances.»
Â


















