Le Défi proposait aux coureurs de parcourir le trajet reliant 29 escaliers de la capitale liant la Haute et la Basse-Ville de Québec. Parmi les coureurs présents, la plupart étaient des visages connus des épreuves de course tenues par Courir à Québec, mais des invités étaient venus d'ailleurs au Québec, de l'Ontario et des États-Unis.
Rencontré quelques secondes après avoir franchi le fil d'arrivée, Lee-Manuel Gagnon n'avait pas du tout l'air hypothéqué par sa course. «C'est plus un travail de récupération et de ne pas trop s'essouffler», a-t-il expliqué en soulignant que le défi était une idée magnifique. «Mais mes jambes sont très bien et je repartirais!»
Si le gagnant de 32 ans semblait encore en pleine forme, c'était une tout autre histoire pour d'autres coureurs qui ont terminé le trajet... à la marche. Gagnon a parcouru le trajet avec un peu plus de deux minutes d'avance sur Philippe Gauvin (Montréal).
Chez les femmes, l'ancienne du Rouge et Or de l'Université Laval en athlétisme Marianne Boivin a complété l'épreuve en 1 h 13 min 34 s, un coussin de quatre minutes sur sa plus proche rivale. Sa première place survenait après une troisième position au demi-marathon et une deuxième à la Descente Royale. «C'était vraiment une belle épreuve, a-t-elle noté. Même si je suis très en forme, je n'ai pas trouvé ça plus facile. Quand tu es en forme, tu veux pousser encore plus.»
Le Cap Blanc ardu
S'il y avait consensus dans le groupe de gens présents, c'est que l'escalier du cap Blanc et ses 398 marches était le secteur le plus difficile du trajet. Signe de la difficulté du parcours : une dizaine de personnes ont dû faire un détour par la clinique médicale pour des blessures mineures : claquage au mollet ou genoux douloureux.
Denis Therrien, grand manitou de l'événement, se disait comblé par la réussite du Défi. Déjà, les idées poussent pour l'améliorer l'an prochain. Au menu: une meilleure signalisation du parcours et continuer le développement du potentiel touristique du Défi.










