«D'après moi, ce sera plus facile que le Kilimandjaro. Le taux de réussite des alpinistes qui s'attaquent à cette montagne est de près de 60 % contre 49 % pour le McKinley et de 18 % à 20 % seulement pour l'Everest», expliquait Thivierge en conférence de presse vendredi.
«C'est plus facile parce qu'on est dans un pays industrialisé et qu'il y a plus d'infrastructures que, par exemple, au Kenya pour le Kilimandjaro. Il y a une station de ski sur l'Elbrouz. Une remontée mécanique nous amène jusqu'à 3800 mètres, et le reste se fait à pied. C'est une expédition de huit jours, mais l'ascension n'occupe que quatre à cinq jours», poursuit-il.
L'alpiniste propriétaire du Roc Gyms effectuera cette balade en montagnes russes aux côtés de sa conjointe Lyne Pilotte, qui l'avait également accompagné au sommet du Kilimandjaro. Le couple profitera également de ce passage en Russie pour visiter Moscou et Saint-Pétersbourg.
«J'avais volontairement décidé de conserver l'Elbrouz et la pyramide Carstensz-Felswand, en Nouvelle-Guinée, que j'escaladerai en octobre et novembre, pour la fin, car ce sont des montagnes plus faciles à escalader et où les paysages sont fantastiques. C'est mon cadeau!»
Autres défis
Il s'attaquera ensuite à la production d'un film et à l'écriture d'un livre sur sa conquête de la liste Messner des sept sommets. «Je serai le second Québécois après Bernard Voyer et le 15e Canadien à y arriver. Seulement 150 personnes dans le monde l'ont fait», fait-il remarquer.
Une fois son grand défi réalisé, une aventure qui lui aura coûté la bagatelle de 250 000 $, François-Guy Thivierge prendra une pause, mais avoue qu'il aimerait bien un jour compléter sa collection des trois pôles de la terre en se rendant au pôle Nord.
«J'ai déjà escaladé l'Everest et je me suis rendu au pôle Sud lors de l'expédition qui m'a aussi mené au sommet du mont Vinson», fait-il remarquer.
Des escalades réussies de l'Elbrouz, de la pyramide Carstensz-Felswand et une expédition au pôle Nord feraient alors du résidant de Québec le 15e alpiniste à réaliser ce qui est qualifié de «grand chelem des explorateurs», soit les sept sommets et les trois pôles.

















