Présentés par la chaîne Eurosport sur le Vieux Continent, les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal accueilleront dès l'an prochain les 20 meilleures équipes de l'UCI, un groupe illustre qui pourrait notamment comprendre l'équipe Radio Shack de l'Américain Lance Armstrong.
L'épreuve de Québec comptera 189 km, avec un dénivelé de 3000 m, et empruntera une partie du parcours du Tour de Beauce de l'ancien championnat canadien. Favorisant les grimpeurs, elle sera faite d'une boucle de 12,6 km, qui sera répétée une quinzaine de fois. L'épreuve de Montréal, elle, sera constituée de 206 km, avec un dénivelé de 2800 m, et se déroulera sur le parcours du Mont-Royal.
Octroyée au promoteur Serge Arsenault, la licence pour l'organisation de cette compétition de calibre international, la première à se tenir de ce côté-ci de l'Atlantique, vient s'inscrire dans la volonté de l'UCI de mondialiser son circuit. Une première licence hors de l'Europe avait été accordée à Adélaïde (Australie) en 2008. «Nous avons obtenu ce que personne n'avait obtenu auparavant en Amérique du Nord, soit deux licences ProTour. On le doit à l'appui inconditionnel des maires des deux villes, à l'expertise de notre groupe et à l'attrait touristique de Québec et de Montréal», a affirmé Arsenault.
Les meilleurs cyclistes mondiaux convergeront donc vers la capitale à partir du 7 septembre 2010. Chacune des 20 équipes représentées déléguera un minimum de six coureurs. Deux jours plus tard, la relève canadienne se fera valoir à l'occasion d'une épreuve de catégorie U23, entre Baie-Saint-Paul et Québec. Le lendemain, ce sera à l'élite internationale de prendre d'assaut le Vieux-Québec. Après cette première épreuve, les participants se dirigeront en train vers Montréal, où ils se disputeront l'étape finale.
Retombées
Évaluée à 4 millions $, l'organisation des Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal a obtenu l'appui financier des villes de Québec et de Montréal, ainsi que du provincial et du fédéral. À Adélaïde, la course à étapes avait généré des retombées économiques de 40 millions $ et une visibilité internationale évaluée à 200 millions $.
À sa deuxième année en 2011, la compétition en sol québécois sera déplacée à la fête du Travail, une case horaire qu'elle occupera définitivement dans le calendrier des événements internationaux.











