Le premier magistrat de la capitale était l'un des invités à la réception en l'honneur des olympiens issus du club, qui fêtait ses 40 ans. Devant le plus grand de tous, Gaétan Boucher, il a livré un plaidoyer en faveur d'un anneau couvert, encouragé par la récente mise en place d'Équipe Québec.
«Je ne peux pas vous le promettre, mais je suis convaincu que c'est ce qui va arriver. L'absence d'un anneau recouvert dans l'est du pays est une erreur historique et je n'ai jamais compris ça! Après avoir vu tout ce que vous avez fait, on fera en sorte de vous récompenser. Une machine infernale [Équipe Québec] vient de démarrer, et je ne vois pas ce qui peut l'arrêter. Ce qui va de pair avec un amphithéâtre, c'est un anneau de glace», ajoutait-il sous les applaudissements.
Les gens présents ont passé leur vie sur le bord de l'anneau, les pieds dans la neige. Des fondateurs du club jusqu'aux athlètes, sans oublier les bénévoles et les parents. Les olympiens étaient ravis d'entendre les propos du maire, ainsi que ceux du ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, qui soulignait «que notre responsabilité, c'est de finir ce que vous avez commencé, de prendre le flambeau et le porter jusqu'au bout».
«Il y a déjà eu des promesses du genre dans le passé, mais aussi clairement, c'est la première fois. En 1984, l'équipe canadienne était à 90 % québécoise, mais ce n'est plus le cas à cause de Calgary. À mon époque, la plus belle piste était à Inzell, et ils sont en train de mettre un toit dessus. Pourquoi pas ici? De toute façon, on va avoir les Jeux, un jour», soulignait Boucher, président d'honneur de ce 40e.
Pas un problème d'argent
Le Dr Jean Grenier ne voulait pas lever les bras au ciel tout de suite en guise de victoire, comme il l'avait fait au centre de l'anneau de Sarajevo, en 1984, quand Boucher avait remporté deux médailles d'or et une de bronze. «Le problème, ce n'est pas l'argent; c'est de le vendre à la population», lui a récemment dit une influente ministre. «Il va falloir se creuser les méninges pour réussir, parce qu'en même temps qu'on a besoin d'un anneau recouvert, il faut aussi enrayer la pauvreté, investir dans l'éducation et soigner nos malades», ajoutait celui qui fut un des fondateurs du club, en plus d'agir comme chef de mission aux JO de Calgary et membre influent de Québec 2002.
Quarante ans plus tard, ils sont environ 250 membres au Club de patinage de vitesse de Sainte-Foy. «Ma plus grande fierté, c'est de voir la popularité de ce sport et de savoir que j'ai contribué à faire aimer le patinage à Gaétan», indiquait Maurice Gagné, pionnier du club et bénévole encore actif à l'anneau.

















