«C'est drôle parce qu'en sortant du cégep [de l'Outaouais], j'avais refusé l'offre de Pascal pour aller à Sherbrooke», a expliqué Marcoux, hier, en marge d'une victoire expéditive de 25-14, 25-15 et 25-14 aux dépens des Redmen de McGill. En 2005, le produit de Gatineau avait favorisé le Vert & Or entre autres à cause de l'entraîneur Glenn Hoag et de sa position à la tête de l'équipe canadienne. «Ce qui est légitime», souligne aujourd'hui Clément. Mais après trois saisons chez les V&O et un baccalauréat en poche, Marcoux est rentré en Outaouais, l'an dernier, pour flirter à nouveau avec la sélection nationale, basée à Ottawa. Et le voilà maintenant qui atterrit à Québec avec des ambitions différentes, mais toujours le même plaisir à taper dans le ballon.
Au début de l'été, l'envie de faire un MBA en marketing l'a remis à la recherche d'une équipe universitaire. Il était sur le point de faire son baluchon pour l'Université d'Hawaii, où on ne lui offrait toutefois qu'une moitié de bourse d'études, et ce, pour seulement une unique saison. Trop peu, trop cher. Marcoux s'est donc concentré au nord de la frontière. Il a songé à Ryerson, à Toronto, mais son choix s'est finalement arrêté sur Laval, «pour le programme d'études et l'équipe sportive», assure-t-il.
Blessé au ménisque du genou la semaine dernière, le grand no 7 n'a disputé que la première manche, hier, question de «me garder en forme» et de «laisser du temps de jeu aux plus jeunes». L'athlète de 24 ans compose un trio solide de centraux avec le joueur de troisième année Simon Fecteau-Boutin, de Lévis, et la recrue Jérémie Lortie, un Franco-Ontarien de 6'6".
Amélioration constante
Même si ses joueurs ont réglé le tout en 70 minutes, Clément a eu le temps de noter des améliorations techniques et tactiques. «Dans notre jeu global, les choses se placent tranquillement. Il y a des petites affaires qu'on fait mieux, on n'a pas fait trop d'erreurs directes.» Karl De Grandpré a été l'arme offensive la plus destructrice avec 10 attaques marquantes. «Notre amélioration est constante depuis le début de la saison et tant mieux, parce qu'on va en avoir besoin la fin de semaine prochaine», indique le coach.
Tout ce beau monde se rendra dans quelques jours à Fredericton, à l'Université du Nouveau-Brunwick (UNB), pour affronter l'équipe de l'endroit, celle de Dalhousie et celle de Memorial. UNB et Dalhousie accompagnaient le R et O au National, l'hiver dernier.











