L'administration Labeaume a récemment autorisé le versement de 9,3 millions $ sur cinq ans aux organisateurs du Grand Prix cycliste ProTour, annoncé en grande pompe en septembre dernier. La capitale puisera à même son Fonds des grands événements pour payer sa part de l'addition du Grand Prix cycliste ProTour, prévu en septembre prochain.
Si Québec et Montréal se partagent la facture en deux, ils recevront néanmoins un coup de pouce des gouvernements fédéral et provincial pour la première compétition en 2010, ceux-ci s'étant engagés à verser ensemble 1,8 million?$. L'aide pourrait être renouvelée chaque année, mais aucune entente n'est encore intervenue.
Les deux villes ont beau partager la note, l'organisateur québécois de la compétition, Serge Arsenault, s'est engagé à «prendre tous les risques financiers reliés à des dépassements de coûts», peut-on lire dans le contrat le liant à Québec. Propriétaire du canal Évasion, le promoteur a été à la tête de la Coupe du monde de Montréal de 1988 à 1992 et détient les droits de diffusion du Tour de France.
De plus, le maire Régis Labeaume a indiqué que la facture pour la Ville devrait diminuer, une grande partie des commandites devant lui revenir. «Dans trois ans, ça ne devrait presque rien coûter», a-t-il dit lundi au conseil municipal.
Le Grand Prix cycliste comprendra deux épreuves, l'une le vendredi 10 septembre 2010 à Québec et l'autre le dimanche 12 à Montréal. L'événement étant sanctionné par l'Union cycliste internationale, les deux épreuves seront inscrites au calendrier officiel des 14 courses obligatoires du circuit ProTour. Celui-ci rassemble les 180 meilleurs cyclistes au monde qui courent au sein de 18 équipes. «Lance Armstrong devrait être à Québec», a d'ailleurs fait savoir Régis Labeaume.
Garder l'élan du 400e
Les courses de Québec et de Montréal étant présentées en fin de calendrier, «les résultats seront donc un enjeu très important pour le classement final des équipes», note la Ville de Québec. En plus du 1,8 million $ versé chaque année par la Ville de Québec, l'administration évalue qu'elle aura à fournir annuellement pour 250 000 $ en services, montant également puisé au Fonds des grands événements.
Rappelons que ce Fonds avait été mis sur pied au lendemain du 400e de Québec par le maire Régis Labeaume afin de faire perdurer l'élan des festivités de 2008. Au-delà de la présentation du Moulin à images et du spectacle gratuit du Cirque du Soleil, cette enveloppe servira à «attirer un événement international d'envergure une fois par année», peut-on lire dans les objectifs du Bureau des grands événements.
En 2009, le Bureau qui emploie 12 personnes avait un budget de 10,7 millions $. Ce budget devrait atteindre 16,6 millions $ dès 2010. Le Fonds des grands événements est financé majoritairement par la Ville de Québec qui y verse chaque année 8,5 millions $. Le gouvernement provincial y contribue également à hauteur de 5?millions?$ par année. Pour l'instant, le privé a versé 300 000 $ en 2009, grâce à l'initiative du groupe Ça bouge.
Par ailleurs, le Bureau des grands événements souhaite organiser à Québec en 2011 un colloque des villes francophones hôtes de grands événements.











