Après avoir discuté du dossier lors d'une conférence téléphonique hier, les propriétaires des six autres équipes de la LNAH se réuniront ce soir à Québec pour statuer sur le cas du Lois Jeans, qui a manifesté hier le désir de poursuivre sa saison malgré des difficultés financières. «À notre connaissance, Pont-Rouge reçoit Rivière-du-Loup en fin de semaine et devrait être chez nous également. Ils continuent la saison», a déclaré Yves Desharnais, propriétaire du Saint-François de Sherbrooke, refusant toutefois d'en dire davantage sur les discussions entourant le dépassement du plafond salarial par le Lois Jeans.
Lors de la dernière assemblée générale annuelle de la LNAH, les propriétaires d'équipes avaient appris que le Lois Jeans, alors la propriété de Pierre Cantin, avait dépassé le plafond salarial de 12 000 $ par semaine. La réglementation de la LNAH est claire : toute équipe prise en défaut se voit imposer une amende de 10 000 $, perd quatre points au classement et son choix de première ronde au prochain repêchage. Les joueurs pris à accepter des sommes plus élevées que celles inscrites à leurs contrats s'exposent également à une suspension d'une saison.
Comme la saison était complétée, les autres équipes de la Ligue nord-américaine avaient cependant convenu cet été de ne pas imposer de sanction au Lois Jeans et, surtout, de ne pas ébruiter l'affaire dans les médias afin d'éviter de nuire à la ligue. Le Lois Jeans a par la suite été vendu aux hommes d'affaires Richard Pageau et Benoît Ferland. «On a donné à l'équipe une chance de se reprendre cette année, histoire de conserver sept équipes dans la Ligue», explique un membre de l'administration d'une équipe de la LNAH.
L'histoire est cependant revenue sur la table récemment alors que, lors de négociations en vue de transactions, des directeurs généraux de la LNAH se seraient aperçus que certains salaires versés à des joueurs du Lois Jeans étaient plus élevés que le montant inscrit à leurs contrats déposés à la ligue.
«Ce soir [hier], les représentants de Pont-Rouge ont présenté leur version des faits. Ils ont blâmé leur ex-directeur général Bobby Baril, congédié la semaine dernière, pour la situation dans laquelle ils se trouvent», commente une autre source au fait des discussions qui ont eu lieu lors de la conférence téléphonique d'hier.
Ce soir, à Québec, les propriétaires d'équipes décideront donc s'ils appliquent la réglementation de la LNAH et imposent des pénalités au Lois Jeans ainsi qu'aux joueurs concernés par les dépassements du plafond salarial ou encore s'ils passent l'éponge une fois de plus pour éviter de porter le coup de grâce à une équipe déjà en situation précaire.











