Sept sur sept pour François-Guy Thivierge

  • Taille du texte
  • Imprimer
  • Envoyer

    Vous pouvez indiquer plusieurs adresses séparées par des virgules.

    Le commentaire peut contenir un maximum de 1500 caractères.

    Transfert des données
    Merci:

    Votre message a bien été envoyé!

    Pour envoyer à d'autres amis, cliquez ici

François-Guy Thivierge s'attaque de nouveau aux sept montagnes... (Le Soleil, Laetitia Deconinck)

Agrandir

François-Guy Thivierge s'attaque de nouveau aux sept montagnes sur sept continents qu'il a escaladées, cette fois avec un couteau à gâteau plutôt qu'un mousqueton...

Le Soleil, Laetitia Deconinck

 

Pierre Asselin
Le Soleil

(Québec) Deux ans et 10 mois après son premier sommet, François-Guy Thivierge est de retour à Québec après avoir complété sa tournée des plus hauts sommets de chacun des sept continents. Il est le deuxième Québécois à avoir réussi cet exploit, après Bernard Voyer.

Le grimpeur vient tout juste de réussir l'ascension de son septième sommet, la pyramide de Carstenzs, plus haute montagne d'Océanie (en Papouasie). Il présentait jeudi, chez son principal commanditaire, La Vie Sportive, le bilan d'une aventure qui a commencé en janvier 2007, dans la cordillère des Andes, avec l'ascension de l'Aconcagua, la plus haute montagne de l'Amérique du Sud, située en Argentine.

Le propriétaire du centre d'escalade Roc-Gym est avant tout un «grimpeur», sur le roc et sur la glace, plutôt qu'un alpiniste. Il voulait donc faire ses classes en haute montagne avant de s'attaquer au «troisième pôle» de la planète, le mont Everest.

Sur l'Aconcagua (6962 mètres) d'abord, et, un an plus tard, au Kilimandjaro, il a eu l'occasion de se frotter à la haute altitude. Ces deux montagnes lui ont permis de se préparer à l'épreuve suivante. «Tu peux pas faire ton doctorat avant de faire ton bac...» résume-t-il.

En mai 2008, il entreprend et réussit l'ascension de l'Everest. La chance lui a d'ailleurs souri sur cette montagne, où les conditions sont toujours changeantes. «C'est une des plus dures et des plus dangereuses au monde. Il suffit de quelques heures pour qu'une situation vire à la tragédie.»

La Chine avait interdit l'accès au sommet pendant deux semaines, le temps d'y amener la flamme olympique. Heureusement, cela ne l'a pas empêché de réaliser son rêve.

En décembre 2008, il se rend en Antarctique pour gravir le sommet le plus isolé et le plus froid de la planète : le mont Vinson. «Il faisait - 38 °C avec des vents de 50 km/h... C'était l'équivalent de - 60 °C au sommet. Et tant qu'à être en Antarctique, je me suis rendu en ski au pôle Sud, une expédition de 120 km en 10 jours pour se rendre à un point inutile, mais combien gratifiant.»

Six mois plus tard, sur l'autre hémisphère, il se retrouve au pied du mont Denali (McKinley), en Alaska. «À 6194 mètres, ce n'est pas la plus haute - mais c'est le plus grand dénivelé au monde : 5000 mètres entre le camp de base et le sommet. C'est un

miniEverest rempli de dangers.»

Ne lui restaient plus que deux dernières montagnes, l'Elbrouz en Russie et la pyramide de Carstenzs.

«J'ai fait un sept sur sept. Chaque ascension a été réussie au premier essai. Sur toutes ces montagnes, on risque d'avoir des problèmes de santé, de météo, qui peuvent ruiner nos chances, mais j'ai toujours eu une belle météo.»

Aider les jeunes

Il compte maintenant partager l'expérience acquise en expédition avec des jeunes de 13 à 17 ans qui sont en difficulté, grâce à une fondation qu'il a mise sur pied. Il veut amener des jeunes à se découvrir en expédition. «On ne va pas juste grimper les montagnes, on va aussi les nettoyer, ramener des déchets qui ont été laissés là. Les jeunes vont avoir réalisé quelque chose d'utile dans leur expédition.»

Il veut aussi aménager un musée des sept sommets à son école pour intéresser les jeunes à la montagne et à la conservation de l'environnement. «J'ai pris conscience de la nécessité d'agir pour sauver la planète et sauver les montagnes de la pollution.»

Prochains défis? Rallier le pôle Nord, tant qu'à être allé au Sud, et aussi faire la face d'El Capitan, dans la vallée de Yosemite en Californie, un mur vertical de 910 mètres qui fait rêver tous les mordus d'escalade.

Cyberpresse vous suggère

publicité

la liste:246:liste;la boite:267:box

Aujourd'hui sur Lapresse.ca

Précédent

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

Les plus populaires sur Auto

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

image title
Fermer