«Au début de tout, il y avait des gens qui disaient que Québec n'était pas une ville de boxe. De notre côté, on a vu tout de suite l'intérêt des gens, quand on a débuté notre tournée médiatique. C'est sûr qu'on a bâti un bel événement, mais on est très contents de l'accueil», a indiqué le promoteur mardi, ne rejetant pas l'idée de répéter l'expérience.
Le président et chef de la direction de Groupe Sportscene s'est dit notamment emballé de la participation des amateurs, qui se sont pointés nombreux à l'entraînement public des boxeurs mardi, aux Galeries de la Capitale. Des centaines de personnes se sont en effet massées autour de la patinoire du MégaParc, où avait été installé un ring, pour voir les deux belligérants exécuter quelques exercices sous l'oeil des caméras. Une foule record, s'il faut en croire les habitués de pareilles sorties promotionnelles.
«Ça lance bien les festivités. Les gars sont contents. Ça fait longtemps que Lucian a vu autant de monde. Eric [Lucas] aussi est content d'être venu», a indiqué Bédard au sujet de l'ex-champion qui effectuera un retour à la compétition le 11 décembre au Centre Bell.
Calibre sans précédent
Événement d'un calibre sans précédent pour Québec, le combat de samedi suscite un intérêt allant bien au-delà de nos frontières. D'une part, la chaîne américaine HBO, l'un des plus grands réseaux câblés au monde, diffusera le gala dans plus de 30 millions de foyers. L'annonceur-vedette Michael Buffer et l'ancien champion du monde Lennox Lewis assureront respectivement l'animation et la description du combat. Au nombre de 65, les représentants de la chaîne arriveront jeudi pour voir aux détails de la retransmission. Une vingtaine de techniciens locaux s'ajouteront à cette équipe.
Le rayonnement international de l'événement sera également important. Plus de 200 représentants des médias, dont plusieurs en provenance de l'étranger, seront présents au Colisée pour témoigner du spectacle qui sera offert devant une salle comble de 16 000 spectateurs.
«Ça démontre certainement un intérêt envers l'événement. Rien que ce matin [mardi], on voit que les gens sont présents. Il faut dire qu'on leur propose quelque chose de bon! Un combat revanche avec HBO, on ne peut toutefois pas amener ça toutes les fois!» prévient le grand patron d'InterBox et des Cage aux sports.
L'ampleur du gala est telle que Jean Bédard n'hésite pas à la placer au-dessus des événements de même nature tenus à Montréal au cours des dernières années. «Ce n'est pas comparable. C'est plus gros, ne serait-ce qu'en raison de la dimension HBO.»
Le promoteur ne cache pas qu'il aimerait voir cette association durer au-delà de samedi. Le réseau diffuse des combats à dates fixes les samedis soir. Un créneau qu'il souhaiterait voir ses protégés occuper dans l'avenir.















