«Les gens de Québec sont vraiment gâtés. Juste d'avoir un combat de championnat du monde, c'est gros. En fin de semaine, il y en aura deux, sans oublier celui pour le titre canadien. Je me suis demandé si ce n'était qu'un fait unique, mais je ne pense pas, même si la barre est haute pour l'avenir parce que la boxe est populaire ici», explique cet intime d'InterBox.
En 2003, cet ancien entraîneur du club de boxe de Montréal s'installait dans la capitale pour pratiquer son métier à temps plein. Au terme d'une association de quatre ans sous les couleurs d'Unis Boxe, il a fondé le club Empire. Après avoir conduit le club NDL au sommet de la hiérarchie québécoise, son club actuel basé à Loretteville a terminé au deuxième rang du classement, la saison dernière.
«Je n'ai aucun regret d'être venu faire de la boxe à Québec, où Denis Perreault me permettait enfin de ne faire que ça. Contrairement à Montréal, je n'avais plus à travailler dans la construction, le jour, et me rendre au gymnase, le soir», racontait Duguay, sur le bord du ring.
Association avec InterBox
Son transfert à Québec ne l'a cependant pas empêché de poursuivre son association avec InterBox. Depuis qu'il gravite dans l'entourage de Stéphan Larouche, le natif de Montréal a eu le privilège de participer à 17 combats de championnat du monde, notamment à ceux d'Éric Lucas, de Leornard Dorin, de Lucian Bute et d'Adrien Diaconu.
«Quand je ne suis pas dans le coin, je ne suis pas loin. Parmi mes beaux moments, il y a la victoire d'Éric contre Catley ainsi que les combats disputés en Allemagne et au Danemark. Je fais un peu de tout, je peux préparer le camp, m'occuper des partenaires d'entraînement, analyser des vidéos avec Stéphan, donner mon avis, trouver de l'équipement», expliquait-il.
Sa relation profite aussi à ses protégés. Cette semaine, par exemple, le clan de Bute a établi ses quartiers au club Empire. Le champion du monde des super-moyens de l'IBF - qui défend sa ceinture contre Librado Andrade, samedi - peaufine sa préparation sur le petit ring de la rue Saint-Amand. Il n'est pas le seul à le faire puisque des boxeurs réputés comme Lucas et Diaconu s'y entraînent aussi.
«C'est la troisième fois que Lucian vient chez nous. Nos jeunes sont vraiment impressionnés et ils se traînent un peu les pieds au club pour les voir. L'autre soir, j'ai téléphoné à Sébastien Bouchard [un espoir de 21 ans] à 20 minutes d'avis pour qu'il soit le partenaire d'Éric. Je pense qu'il n'a pris cinq minutes pour arriver», racontait-il en souriant
Ces boxeurs de demain n'oublieront jamais la semaine qu'ils vivent, actuellement. Et selon Duguay, les amateurs de boxe se souviendront longtemps de la carte de demain. En plus du combat Bute-Andrade II, ils auront droit au duel pour le titre des poids légers de l'IBF entre Joan Guzman et Ali Funeka ainsi qu'à la présence de deux pugilistes locaux, soit Pier-Olivier Côté (Charlesbourg) et Kevin Bizier (Saint-Émile).
«Personne n'a oublié le fameux combat entre Sugar Ray Leonard et Roberto Duran, au Stade olympique, et j'ai la certitude que dans 25 ans, on parlera encore de la carte de samedi [demain]. Ça va être malade!»

















