Enfin de l'action dans le ring

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Depuis neuf mois, Éric Martel-Bahoéli rongeait son frein.... (Photothèque Le Soleil)

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Depuis neuf mois, Éric Martel-Bahoéli rongeait son frein. Il affrontera Alston Brown, une recrue de 45 ans, demain soir au Centre Bell.

Photothèque Le Soleil

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) Cela aura pris neuf mois, mais le boxeur Éric Martel-Bahoéli accouche finalement de son troisième combat professionnel, demain soir, au Centre Bell de Montréal. En prélude à la revanche d'Adrian Diaconu con­tre Jean Pascal, le poids lourd de Québec affronte une recrue de 45 ans.

La dernière sortie officielle de Martel-Bahoéli remonte au 13 mars, en sous-carte de l'affrontement Lucian Bute-Fulgencio Zuniga. Depuis, il ronge son frein. Le colosse croyait bien tenir sa chance le 28 novembre, au Colisée de Québec, comme préambule au second Bute-Librado Andrade, mais le tout-puissant télédiffuseur américain HBO a restreint la soirée à six combats. Un septième face-à-face aurait impliqué notre homme, mais la rareté des concurrents dans sa catégorie et le fait qu'il ne soit lié à aucun groupe de promoteurs l'ont désavantagé. C'est plutôt un rôle de commentateur à la radio locale qui l'attendait, voyant ses amis Kevin Bizier (GYM) et Pier-Olivier Côté (InterBox) triompher dans l'arène.

«Ce soir-là, j'ai réalisé à quel point la boxe, c'est ma passion», a fait valoir Martel-Bahoéli, hier après-midi, joint sur la route vers la métropole. «Ça m'a aussi rappelé comment c'est un sport imprévisible. Pier-Olivier pensait probablement knocker ce gars-là [Jason Hayward] bien plus vite», il a plutôt gagné par décision unanime après 10 rounds. «Et Kevin croyait sûrement faire plus long» contre Patrick Cape, à qui il a passé le knock-out dès la première ronde. La victoire expéditive de Bute à la quatrième reprise est également à ranger au rayon de l'imprédictible.

Le membre du club Empire de Loretteville et protégé de l'entraîneur François Duguay ne grimpera donc pas entre les câbles avec un surplus de confiance. «Il faut toujours que tu te prépares comme si tu te battais contre le champion du monde», ce que n'est pas exactement Alston Brown. Malgré sa mi-quarantaine, le natif de Vancouver n'a fait son entrée chez les pros qu'en janvier dernier, deux mois après Martel-Bahoéli. Brown compte toutefois six combats de plus à sa fiche de 3-4-1, contre la toujours immaculée 2-0-0 du Québécois.

«Je ne le connais pas, mais on m'a dit que c'était un tough. Il a quand même une bonne fiche et n'a subi qu'un seul K.-O. et c'était contre un champion canadien [Ryan Henney, le 28 août]. Je ne m'attends pas à perdre contre ce gars-là, mais il va être là pour se battre», jusqu'à une possibilité de quatre rondes. En plus d'avoir la faveur locale, le gaillard de 6' 3'' aura l'avantage du gabarit, lui qui envisage faire osciller la balance entre 248 et 249 lb, cet après-midi, lors de la pesée officielle. Comme professionnel, Brown n'a jamais dépassé 200,5 lb et s'est souvent battu dans la catégorie inférieure (poids lourds légers, de 175 à 200 lb).

Martel-Bahoéli dédiera sa performance à Jean-François Drouin, caporal de l'armée canadienne décédé le 6 septembre en Afghanistan. Le militaire avait promis à son ami d'enfance d'aller le voir boxer à son retour de guerre. Le retour dans le ring d'Éric Lucas, demain soir, à 38 ans, après presque quatre ans d'absence, constituera une autre source d'inspiration.

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