«C'est une très, très belle surprise», a expliqué le président d'Équipe Québec, rencontré au Musée de la civilisation après la remise du doctorat d'honneur à M. Pound par l'Université du Québec. Dans notre livraison de mercredi, celui-ci affirmait sa ferme assurance que Québec aurait un jour les Jeux. Pour Claude Rousseau, ce qui surprend le plus est le moment où cette déclaration survient, alors qu'il serait bien normal de parler davantage des JO de Vancouver, où M. Pound est impliqué dans l'organisation.
«C'est un appui de taille», a souligné M. Rousseau, qui a apprécié le message du membre du CIO notamment parce qu'il met fin à l'interminable questionnement à savoir si la mise en place des Olympiques à Québec est un rêve ou une réalité. «Le message d'hier [l'entrevue accordée mardi], c'est que c'est une réalité.» Claude Rousseau retient du discours de M. Pound que Québec peut «aspirer aux Jeux». «Il a même dit que Québec y a droit!»
Un dernier objectif
Loin de refroidir son enthousiasme olympique pour la capitale, Dick Pound en a même rajouté pendant ses remerciements après l'obtention de son doctorat honoris causa. Il a dévoilé son «dernier objectif olympique», soit celui d'amener à Québec les JO. «Je suis certain qu'on peut gagner ce prix un jour.»
Quand à savoir l'horizon le plus propice - 2022 ayant été évoqué par M. Pound -, le président d'Équipe Québec tient à faire montre du plus d'ouverture possible. «On est au fil de départ. C'est un long cheminement.» Du coup, l'intérêt démontré par un ténor du mouvement olympique comme Dick Pound, Richard W. Pound de son vrai nom, ne fait qu'appuyer le momentum que souhaite Claude Rousseau. «Ça devient un moteur.» M. Rousseau émet cependant un avertissement. «Il faut s'en réjouir [de cet appui]... mais il faut continuer!»
Alors que le membre du CIO se rend disponible pour collaborer avec Québec à une éventuelle candidature, Claude Rousseau rappelle qu'il faudra d'abord une décision de la Ville, sans laquelle il n'est pas question de s'engager de nouveau dans l'aventure olympique.
Quoi qu'il en soit, ce coup de main offert par M. Pound reviendra certainement en mémoire au moment opportun. «On a besoin de s'entourer de sages», a résumé M. Rousseau, qui donne à cet égard l'exemple du recrutement qui a été fait pour la constitution d'Équipe Québec.














