Les 220 places disponibles sont réservées depuis la mi-janvier et une liste d'attente s'ajoute à ces inscriptions, qui incluent quelques journalistes et des bénévoles. En fait, c'est la capacité d'hébergement hivernal en un seul lieu, comme le Gîte du mont Albert, qui limite le nombre de skieurs.
Le manque de neige sur la moitié sud de la Gaspésie s'est atténué en raison d'une bonne bordée tombée vendredi. Hélène Francoeur, coordonnatrice de la Traversée, assure que l'équipe prévoit toujours «des plans B, C et même D» pour vivre avec les imprévus.
«Nous sommes capables de nous revirer sur un 10 cent! Nous l'avons prouvé dans le passé. En 2009, nous étions pris dans les glaces, à bord du CTMA Vacancier; il a fallu improviser. Mais il y a dans les participants des gens qui ont tellement d'imagination, de connaissances, d'érudition que des activités et des spectacles ont été organisés en un rien de temps», dit-elle.
La présidente et fondatrice de l'événement, Claudine Roy, rappelle en outre qu'il «y a en masse de neige dans les Chic-Chocs, depuis des semaines».
Les monts Chic-Chocs, c'est précisément l'endroit où la Traversée débutera les 20, 21 et 22 février. À cette occasion, le réseau MétéoMédia diffusera ses bulletins en direct à partir des Chic-Chocs.
«Nous avons eu la permission d'aller au sommet du mont Albert. Nous pourrons aussi aller aux monts Richardson, Blanche-Lamontagne et Jacques-Cartier, en passant par les mines Madeleine dans ce cas. Les parcours seront déterminés en fonction de la température. Nous irons dans les vallées (si c'est trop froid) ou sur les sommets (si c'est plus doux)», note Mme Roy.
Après les Chic-Chocs, les skieurs se rendront dans la baie des Chaleurs et emprunteront des parcours entre Carleton et Maria, avant de rallier Port-Daniel-Gascons, une destination qui avait été annulée en 2009 à cause du navire coincé dans les glaces, au grand désarroi d'un comité local ayant concocté tout un programme dans un nouveau réseau de sentiers.
«Nous sommes attendus à Port-Daniel-Gascons, insiste Claudine Roy. C'est l'un des plus beaux parcours, avec des longueurs de 10, 20, 30, bref jusqu'à 60 kilomètres.»
Puis les skieurs passeront à Percé, pour s'élancer dans les sentiers de Barachois et de Douglastown. La tradition sera maintenue pour la dernière journée, avec un parcours reliant le parc Forillon au centre-ville de Gaspé.
La «Grande traversée», comme elle est souvent désignée, c'est aussi un parcours culturel ponctué de conférences portant sur la région d'accueil ou sur les champs de spécialisation d'illustres participants. Quand le groupe compte dans ses rangs l'astronaute Julie Payette, l'entomologiste Georges Brossard, le scientifique Yannick Villedieu, l'alpiniste Serge Dessureault, le photographe Pierre Dunigan et le conteur Toumani Kouyaté, les soirées passent vite. Les écoles du territoire verront quelques-uns de ces experts.
Le volet artistique est aussi prometteur avec notamment Sophie Faucher, Louise Latraverse, Lou Babin, Catherine Planet et Isabel Richer, qui concentrera sa contribution dans les cuisines, avec Gaspésie gourmande.
«C'est toujours complet, les inscriptions. C'est un défi, vendre une semaine d'activités d'hiver coûtant presque 1500 $ à une clientèle composée de Québécois à 85 %. On doit réussir à leur présenter quelque chose de stimulant», rappelle Hélène Francoeur.










