Mais avant de penser à la russe Sochi, ville olympique dans quatre ans, Rose-Marie et Édouard Côté seront des téléspectateurs attentifs aux épreuves olympiques de biathlon à Vancouver, dans à peine une semaine. De leur résidence du secteur Charny, à Lévis, ils suivront de près Jean-Philippe Le Guellec et Marc-André Bédard, leurs coéquipiers du centre d'entraînement de Valcartier. Le Guellec et Bédard «sont passés par les mêmes entraîneurs que nous. On voit que c'est possible», fait valoir Édouard, âgé de 18 ans et aîné de sa soeurette par 13 mois.
Les Côté ont été découverts par l'ancien patron du complexe Myriam-Bédard, Daniel Lefebvre, il y a six ans, lors d'une course de ski de fond tenue au club La Balade de Saint-Jean-Chrysostome. «On avait fini premiers tous les deux», souligne Rose-Marie, sans équivoque sur le potentiel alors déjà démontré par la moitié de la fratrie Côté. L'invitation de Lefebvre s'est vite transformée en piqûre pour la paire, qui a été formée sous les bons soins de Lise Dubé-Le Guellec, la mère de Jean-Philippe. Ils sont dorénavant dirigés par Pierre Pépin au sein de l'équipe du Québec.
Objectif ultime
«Peut-être que je me vois, dans quatre ans, peut-être que ce sera moi à la télé en train de concourir aux Jeux olympiques», lance mi-rêveuse Rose-Marie, la plus jeune, mais la plus prometteuse des deux avec sa médaille de bronze fraîchement ramenée des Championnats du monde jeunesse. «En 2006 [lors des Jeux de Turin], je ne savais pas trop ce que c'était, une compétition internationale, ce que ça représente. Maintenant, je le sais. C'est un bagage de plus pour mon objectif ultime.» Son frère a obtenu une 26e place comme meilleur résultat à ces Mondiaux. Pas si mal considérant qu'il était grippé et qu'il s'agissait d'une première expérience de cette envergure pour lui.
Soulignons qu'en Suède, Rose-Marie n'a raté aucun de ses 20 tirs à l'épreuve individuelle de 10 km, celle qui lui a valu un podium. Elle avait aussi été parfaite en trois courses et 40 coups de feu une semaine plus tôt, lors des sélections canadiennes. Et elle ambitionne de devenir policière... Édouard poursuit pour sa part un DEC-BAC en génie mécanique au Cégep de Lévis-Lauzon, un «plan B des plus motivants», selon le principal intéressé.
Mais le tandem se tourne d'abord vers le biathlon et les Jeux. Et pour accomplir ce plan A, ils devront y mettre «ben de l'entraînement et ben de la sueur», résume Rose-Marie. «Mais si on croit en ce qu'on veut et en ce qu'on est, on peut tout réussir.» Cela (re)commence par le championnat canadien, du 3 au 7 mars, à Canmore, en Alberta.











