«Il faut qu'ils payent leur dû», expose simplement le commissaire du circuit professionnel mineur québécois, Michel Godin. Il fait référence à cette amende imposée par la Ligue le 19 novembre au club de Portneuf, reconnu coupable d'avoir dépassé le plafond salarial de 7000 $ par rencontre. La sanction pécuniaire a alors été fixée à 18 000 $, la peine s'alourdissant de quatre points au classement et d'un premier choix au prochain repêchage. «Il n'y a rien de payé, et il y a les intérêts qui courent», souligne Godin, à propos de la créance pécuniaire.
La direction de la LNAH a servi un ultimatum à trois de ses formations en défaut de paiement, jeudi soir. Les deux autres doivent des montants moindres que 18 000 $, la première ayant jusqu'à lundi pour acquitter sa dette, la deuxième jusqu'au 15 février. «Si une équipe ne paie pas, elle ne peut pas continuer. Tout le monde doit être en règle avant les séries», tranche Godin, révélant que chaque mois, la Ligue fait parvenir un rapport financier à ses membres, endettés ou non. La ronde éliminatoire, à laquelle participent les sept équipes, s'amorce le 12 mars.
«On s'attendait à ça», assure un des patrons du Lois Jeans, au sujet de cette soudaine mise au pied du mur. Benoît Ferland est copropriétaire du club avec Richard Pageau. Il avance que si l'équipe n'a pas encore comblé les exigences du circuit, «ce n'est pas par manque de volonté. On avait reçu une information erronée d'un autre propriétaire [de la Ligue]. Mais on savait qu'on aurait à payer, des montants avaient été prévus pour ça», fait-il valoir. Et si Ferland et Pageau n'arrivent pas à rembourser pour mardi? «La convention de la Ligue est claire. Les arbitres ne se présentent pas au prochain match impliquant le club en question», explique Ferland, pas nerveux le moins du monde.
Quant à l'avenir à plus long terme, Ferland dit «déjà penser à la prochaine saison». À Pont-Rouge? «On étudie toutes les possibilités», finit-il par répondre, après un long silence. Le Lois Jeans recevait les Saints de Sherbrooke, hier soir, au centre récréatif Joé-Juneau.











