Buffalo 119/Québec 103: les Kebs à la dérive

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Une séquence à l'image du match, alors que... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Une séquence à l'image du match, alors que Jeremy Bell se fait bloquer.

Le Soleil, Yan Doublet

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) Déjà dans le pétrin jusqu'au cou, les Kebs de Québec se sont embourbés un peu plus, hier soir. Jouant à domicile pour la première fois en un mois contre un Stampede de Buffalo aux effectifs réduits, les basketteurs de l'entraîneur Alejandro Hasbani n'ont pas pu faire mieux qu'un septième revers consécutif, 119-103.

Qu'a-t-il manqué, cette fois? «Du coeur, os***!» a lancé un Charles Fortier dépité, pendant que le grand gymnase de l'Université Laval se vidait du millier de partisans venus applaudir la seule équipe professionnelle de basket au Québec. «Il y avait du monde, en plus, du monde qui demandait juste ça, nous encourager. Et on n'a même pas été foutu de sortir avec du coeur», a soufflé le garde, auteur de huit points en 28 minutes d'utilisation.

Les Kebs perdaient pour une septième fois en huit rencontres régulières de la Premier Basketball League. «Sur une saison de 20 matchs, quand on est 1-7, ça va pas ben!» a résumé un Fortier «super déçu» de sa première sortie officielle en trois ans au PEPS. «Je n'avais pas d'attentes de performance. La seule affaire que je voulais, c'était qu'on gagne.»

L'analyse de Fortier a trouvé écho chez son coéquipier Jeremy Bell. «On ne joue pas assez tough», a analysé le meilleur pointeur des perdant avec 24 points, dont 20 en première demie. Il faut dire que la confiance est fragile, même contre la seule formation que les Kebs ont battue jusqu'ici, en ouverture de saison. Le Stampede n'alignait en plus que huit joueurs. «Quand on prend quelques points, il y a des gars qui paniquent. Il faut se regrouper et rester positif», a fait valoir le garde Bell. Difficile de rester positif avec départ déficitaire de 12-3 ou encore une horrible séquence de 28-15 pour commencer la deuxième demie.

«On a joué notre pire match de l'année», a résumé coach Hasbani, ne sachant plus à quel saint se vouer. «On n'a pas été capables de mettre en application le plan de match sur lequel on a travaillé toute la semaine. On n'arrivait pas à prendre un lancer facile et quand on en obtenait un, on n'arrivait pas à le mettre dedans», a observé la patron, parlant d'une «mauvaise journée» pour tout le monde.

Aux pourcentages de tirs réussis, Buffalo a dominé Québec sur tous les plans, soit le total des ballons lancés dans le feu de l'action, 57-48, les trois points, 50-29, et les lancers francs, 71-63. «Il n'y a pas un joueur qui ne voulait pas gagner, mais aujourd'hui, on n'était pas capables de gagner.»

La solution? «Le travail», selon Hasbani. Rien donc ne laisse présager que l'alignement sera chamboulé dans les prochains jours. «On va finir l'année comme ça», assure le pilote. «Si on fait encore des changements, on va perdre la chimie qu'on a bâtie.»

À peine remis d'une blessure à la cheville, l'ailier Louis-Patrick Levros n'a pas foulé le terrain de la soirée et devrait revenir au jeu samedi, contre Manchester, toujours au PEPS. Samuel Audet-Sow, avec 18, et Jean-Philippe Morin, 15, ont suivi Bell dans la dizaine de points. Dans le camp vainqueur, six joueurs ont fait 10 ou mieux, le costaud Kevin Ross, 6' 8'' et 240 lb, menant la charge avec 24 points et 12 rebonds.

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