Robert Poulin et Danye Nadeau, les parents de Marie-Philip, étaient très fiers de voir leur fille revenir à la maison avec une médaille d'or au cou.
Le Soleil, Erick Labbé
Marie-Philip Poulin s'est dite très touchée par les 1500 personnes qui se sont rassemblées la semaine dernière à l'aréna municipal de Beauceville pour regarder la finale olympique de hockey féminin.
Le Soleil, Erick Labbé
Peu avant l'arrivée de la championne de 18 ans, l'atmosphère était fébrile dans l'aérogare. Drapés dans le drapeau canadien, les admirateurs de la jeune femme chantaient l'hymne national et entonnaient des chansons partisanes.
De nombreuses personnes étaient vêtues du chandail de la numéro 29 et attendaient de voir apparaître celle qui a été surnommée «la Sydney Crosby du hockey féminin» après ses deux buts lors de la finale contre les Américaines.
La mère de Marie-Philip, Danye Nadeau, avait dit à sa fille que seul son père irait la chercher à l'aéroport, mais lui a tout de même suggéré de ne pas porter des vêtements trop relâchés, au cas où quelques personnes viendraient l'accueillir.
Robert Poulin n'était certainement pas venu tout seul. Un cortège de trois limousines, d'un autobus et de plusieurs voitures l'accompagnait. Le député de Beauce-Nord, Janvier Grondin, le maire de Beauceville, Luc Provençal, le préfet de la MRC Robert-Cliche, Jean-Roch Veilleux, et le père du député de Beauce Maxime Bernier, Gilles Bernier, faisaient partie du contingent.
À Beauceville, 130 personnes réunies à la salle des Chevaliers de Colomb attendaient le convoi d'autobus et de limousines. La fête se poursuivra dans les prochains jours avec un grand rassemblement populaire, indique Julie Poulin, présidente du comité Suivons le no 29.
Une grande fierté
«Je ne peux pas être plus fier!» a dit Robert Poulin au Soleil, juste avant que sa fille arrive et qu'elle soit acclamée par quatre-vingts Beaucevillois si fiers de voir une des leurs revenir à la maison avec une médaille d'or au cou.
«C'est incroyable, je suis tout émue! Je ne m'attendais vraiment pas à ça», a dit Marie-Philip Poulin, quelques minutes après avoir serré ses parents et embrassé quelques membres de son comité d'accueil.
La jeune femme s'est dite très touchée par les 1500 personnes qui se sont rassemblées la semaine dernière à l'aréna municipal de Beauceville pour regarder la finale olympique de hockey féminin sur des écrans géants et ont applaudi à tout rompre les deux buts de l'athlète.
«J'ai encore de la misère à y croire», a dit Marie-Philip Poulin au sujet de cette finale magique. «D'avoir gagné cette médaille-là au Canada, c'est vraiment incroyable.» La jeune femme de 18 ans a toutefois assuré que sa carrière était encore loin d'avoir atteint son apogée. «Il y en a encore beaucoup à faire», a-t-elle dit.
Après avoir répondu aux journalistes, la championne olympique a pris quelques instants pour mettre sa médaille autour du cou d'Ariane Roy, neuf ans, une jeune hockeyeuse de Beauceville qui rêve un jour de refaire l'exploit de son idole aux Jeux d'hiver. Le préfet de la MRC Robert-Cliche, Jean-Roch Veilleux, qui est aussi maire de Saint-Alfred, tenait absolument à se déplacer à l'aéroport de Québec jeudi. «C'est une fierté ce soir d'être Beauceron, dit-il. Marie-Philip est un excellent pour nos jeunes. Elle a persévéré et elle s'est rendue jusqu'au bout!»
Avec la collaboration spéciale de Luce Dallaire














