Volleyball universitaire: histoire d'un défilé annoncé pour le Rouge et Or

Les capitaines Ève Marquis-Poulin et Karl De Grandpré... (Le Soleil, Steve Deschênes)

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Les capitaines Ève Marquis-Poulin et Karl De Grandpré partent pour les championnats canadiens universitaires en toute confiance.

Le Soleil, Steve Deschênes

Olivier Bossé
Le Soleil

(Québec) «Moi, la parade sur la Grande Allée, je la veux!» a lancé Pascal Clément sans détour. «Les équipes de soccer et de basketball embarqueront dans le train si elles veulent! On partirait du campus jusque sur la Grande Allée, ça finirait par un gros party...» s'imaginait l'entraîneur du Rouge et Or volleyball masculin, prévoyant déjà le meilleur pour ses voisines de gymnase.

Ça sentait le championnat canadien au Pavillon de l'éducation physique et des sports (PEPS) de l'Université Laval, mardi. Même si ce n'était qu'une soirée d'entraînement. Dans un premier tiers du grand gymnase séparé par des rideaux rigides, Clément et ses hommes tapaient le ballon à tour de bras, à la veille de s'envoler pour Kamloops, en Colombie-Britannique. Les huit meilleures formations de volleyeurs universitaires au pays se réunissent jusqu'à dimanche à l'Université Thomson Rivers. Les Lavallois amorceront la compétition contre leurs vieux rivaux de l'Université de Montréal, vendredi (16h), eux qui n'ont jamais cédé plus d'une manche aux Carabins en six affrontements cette saison.

Le Rouge et Or est semé favori du tournoi, une première pour une équipe québécoise depuis 2000. «On ne peut pas ne pas gagner, les gars le savent», a tranché Clément, pleinement conscient du poids de ses propos. Il était à la tête de la première formation d'une conférence autre que celle de l'Ouest à atteindre la grande finale depuis 2001, l'an passé. Il dirigeait aussi la dernière troupe de la Belle Province à être montée sur le trône canadien, le Rouge et Or de 1994.

Quelques mètres plus loin, les basketteuses de Linda Marquis mettaient la touche finale à leur préparation avant de grimper dans l'autocar ce matin, direction Université McMaster, à Hamilton, en Ontario. Les représentantes de la capitale y seront établies cinquièmes, elles qui avaient terminé sixièmes du championnat, l'an dernier. «On a ce qu'il faut pour causer une surprise, on va se présenter pour attaquer», a assuré la pilote en poste depuis un quart de siècle, toujours plus mesurée dans ses déclarations que Clément.

Reste qu'elle ne dispose pas des mêmes ressources que son confrère sur le terrain. Fortes d'une équipe «assez grande pour jouer l'Ouest», selon les dires de la coach, nos représentantes se frottent d'abord aux Cougars de Regina, vendredi (20h). Elles ne pourront toutefois éviter le puissant Clan de Simon Fraser, si elles accèdent à la demi-finale. Les championnes de l'Ouest et championnes canadiennes défendantes n'ont perdu qu'un seul de leurs 30 matchs cet hiver.

Entre volley et basket se dressaient les filets de badminton, alors que le Rouge et Or accueille le... championnat canadien, au PEPS, du 19 au 21 mars. Les gars du basketball s'entraînaient après les filles, en vue de leur finale provinciale, étape qualificative au championnat canadien. Et le soccer? Le 16 novembre, le onze masculin de l'UL a décroché son premier titre national en 10 ans d'existence.

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