Mais le numéro 12 de l'équipe professionnelle de Québec et joueur par excellence de la dernière semaine dans la Premier Basketball League (PBL) ne gonfle pas la bulle inutilement. «Il faut quand même essayer de garder les pieds sur terre. C'était juste un match de ligue et on est encore 2-10», souligne Audet-Sow. Cinquièmes au classement de la PBL, les Kebs sont neuvièmes et derniers, les visiteurs d'aujourd'hui (19h30), au PEPS de l'Université Laval, montrent une fiche de 5-7. Ils ont toutefois remporté deux de leurs trois derniers affrontements. «Il faut prendre chaque partie une à la fois», concède l'ailier de 6' 5''.
Il se dit avant tout heureux pour l'ensemble de l'organisation. «Il y a 12 gars qui ont perdu des games en tabarnouche pendant deux mois! Alors c'est l'fun que l'effort d'équipe soit enfin récompensé parce que c'est le concept d'équipe qui prime depuis le début de la saison», a exposé l'auteur de 23 points dans le gain en prolongation de 100-97 contre Halifax, vendredi. Il s'agissait de sa troisième production offensive en importance de la campagne, un sommet personnel dans les sept dernières rencontres.
Les Kebs mettaient fin à une glissade de 10 revers consécutifs, leur seul autre triomphe remontant au match inaugural du 2 janvier. L'embauche du garde de pointe Brandon Morris a joué un rôle important dans cette résurrection, son panier de trois points calé avec 1,9 seconde à écouler en surtemps. «Il est ce qui nous manquait depuis le début de saison», avance même Audet-Sow. «Au-delà de son panier gagnant, il fait des choses que je n'avais pas vues ici cette saison. Il ne faut pas s'emballer, on verra à plus long terme, mais c'est quand même positif.»
Les attentes à la hausse
Le nouveau héros des fans des Kebs se la joue en toute modestie. «C'est pour ça qu'on vit, ce genre de moment fort. Mais cette victoire élève les attentes pas juste envers moi, mais pour toute l'équipe. On a encore beaucoup de choses à prouver avec huit matchs à faire et l'arrivée de nouveaux joueurs», soutient Morris, qui a intégré l'alignement en même temps que le centre Marlon Pompey. «Et si c'est la volonté de Dieu, on aura un deuxième gain d'affilée!»
Quant au troisième lascar débarqué dans la capitale la semaine dernière, Brandon Cotton, son association avec les Kebs aura été de très courte durée. Officiellement, celui qui se qualifie de «marqueur naturel» est retourné à Detroit pour des raisons médicales, lui qui revenait d'une blessure au sternum. Dans les faits, son retour dans le maillot fleurdelisé s'avère plus qu'improbable, compte tenu que l'entraîneur l'a invité à demeurer au vestiaire pour la deuxième demie, vendredi.











