«Élevées» dans le giron du programme sport-études de l'école secondaire Cardinal-Roy et du club Synchro Élite de Québec, les deux filles ont plongé très tôt dans la nage synchronisée. Dans le cas d'Anne-Marie, une exploration peu concluante du côté du soccer l'a convaincue de tenter sa chance dans la piscine, à l'invitation d'une amie. Tout de suite, elle a accroché aux différentes composantes de la discipline. Quant à Laurence, la passion pour le sport est née dans les gradins, d'où elle a longtemps observé sa grande soeur s'exécuter.
«La première?entraîneure d'Anne-Marie [Maude Gingras] a tout de suite vu des qualités chez elle et nous a demandé s'il était possible?qu'elle?donne?plus d'heures par semaine», s'est rappelé hier la maman des deux nageuses, Marie-Josée Therrien, une bénévole de longue date chez Synchro Élite.
Il n'en fallait pas plus pour que l'aînée intensifie son apprentissage et multiplie les podiums, ce qui l'a amenée jusqu'à l'équipe nationale senior avec qui elle s'entraîne maintenant à Montréal. Cette dernière revient d'ailleurs d'une compétition internationale en Allemagne, où elle a récolté une première place par équipe et une première place au combo. De quoi, à deux ans des Jeux olympiques de Londres, faire rêver la nageuse... «Je m'entraîne pour ça!» confirme Anne-Marie, un large sourire au visage.
Quant à Laurence, à peine a-t-elle effectué ses premières brasses en compétition, qu'elle fait sa marque. En novembre, elle était d'une sélection québécoise qui a pris part, chez les moins de 12 ans, au Flanders Open (Belgique). Elle en est revenue avec une première place en routine et une médaille d'argent au combiné.
Grandes vagues
En fin de semaine, Laurence est de nouveau en action, à l'occasion du Championnat divisionnel de l'Est et de l'Atlantique, qui permet aux 16 meilleures de chaque épreuve de se qualifier en vue des Nationaux, qui se tiendront en avril à l'Île-du-Prince-Édouard et en juin à Montréal.
«J'espère bien faire, surtout avec les figures. Dernièrement, dans les compétitions, ç'a moins bien été. J'essaie de monter une marche au classement», a-t-elle fait savoir.
Son entraîneure Geneviève Mercier ne doute pas que la petite nageuse puisse faire de grandes vagues en nage synchronisée. «Elle a du potentiel, c'est sûr et certain. Elle a la même petite flamme que sa soeur a... et les mêmes petits pieds!»
Jusqu'à aujourd'hui, plus de 430 nageuses sont en action à la piscine Lucien-Flamand. Demain, les meilleures espoirs au pays prendront part à un camp national dans le but d'impressionner les entraîneurs de l'élite au pays.











