Pour la première fois depuis la présentation du Red Bull Crashed Ice, les ouvriers n'ont pas besoin de consacrer quelques heures par jour à déneiger la piste ou ses abords, souligne Patrice Drouin, président de Gestev, organisateur de la compétition.
Le Soleil, Patrice Laroche
Pendant que certains se prélassaient sur une terrasse, des ouvriers s'affairaient mardi après-midi à recouvrir de toile de plastique la piste de 554 mètres, de dire M. Drouin. À place Royale, où la piste contourne la statue de Louis XVI, le mercure a grimpé à 18 °C.
Aucun dommage, précise Patrice Drouin, qui a procédé à l'inspection de la piste en fin d'après-midi. À peine un peu d'eau à quelques endroits sous la piste, de dire l'organisateur. Pour la première fois depuis la présentation de cette compétition casse-cou, les ouvriers n'ont pas besoin de consacrer quelques heures par jour à déneiger la piste ou ses abords, de souligner M. Drouin.
Des problèmes, les organisateurs de cette compétition en ont vécu tous les ans depuis la présentation de l'épreuve, particulièrement lors des trois dernières années. En 2007, les épreuves de qualification prévues pour le vendredi 2 mars avaient été reportées au lendemain en raison d'une neige qui rendait la visibilité presque nulle. Et qui dit neige, dit déneigement.
En 2008, une tempête de neige accompagnée de vents violents - qui faisaient ressentir une température de - 29 °C - s'abattait sur Québec quatre jours avant la compétition et retardait les préparatifs. Encore du déneigement. L'an dernier, compétiteurs et spectateurs ont dû résister à une température de - 24 °C. Après avoir vaincu l'hiver, les organisateurs doivent maintenant surmonter les difficultés causées par un printemps exceptionnellement hâtif.
Expansion sous la chaleur
On ne se doutait pas que les bandes en polymère prenaient autant d'expansion sous l'effet de la chaleur. Un 2 X 4 bien cloué au bas de la bande l'empêche de trop bomber et corrige le problème.
Patrice Drouin explique que le système de refroidissement est plus facile à contrôler par une température printanière normale que par un temps extrêmement froid. L'arrosage se fait le soir et la nuit, et l'eau gèle de façon beaucoup plus uniforme lorsque les refroidisseurs font le travail, et non pas le froid extrême.
Les qualifications seront présentées vendredi soir, et la compétition samedi. Un peu de pluie d'ici là, pas de problème. Une bonne pluie obligerait à faire des trous dans le bas des bandes pour évacuer l'eau, c'est tout. Seul un déluge pourrait empêcher la présentation de l'épreuve.
Côté météo, entre un et quatre millimètres de pluie sont prévus au cours des prochains jours. Beau temps samedi, avec un mercure qui devrait osciller entre 5 °C et - 2 °C.
La présentation du Red Bull Crashed Ice à la mi-mars pourrait devenir une tradition à Québec si, bien sûr, le commanditaire et la Ville sont d'accord. Patrice Drouin précise que cette compétition extrême prend désormais l'allure d'un championnat du monde. Québec est pressentie pour présenter la grande finale de la saison tous les ans, donc à la mi-mars, d'espérer le président de Gestev. Et le printemps n'est pas toujours aussi hâtif.
Des olympiens sur la piste
Trois athlètes olympiques ont relevé le défi de descendre la piste du Red Bull Crashed Ice pour les besoins de l'émission Tellement sport de Radio-Canada. Le patineur de vitesse François-Olivier Roberge et le biathlonien Marc-André Bédard, qui ont participé aux récents Jeux de Vancouver, s'affronteront sur le circuit casse-cou. Jean-François Monette, ex-patineur courte piste qui a agi comme substitut au sein de l'équipe canadienne aux Jeux de Salt Lake City, en 2002, se joindra à eux. Les trois athlètes dévaleront la piste ce soir, vers 20h. Leurs performances seront présentées samedi lors de l'émission Tellement sport, diffusée à 14h30 à Radio-Canada et à 22h30 sur RDI.












