En effet, Environnement Canada prévoit de la pluie intermittente pour ce soir et demain. Mais ce ne sont pas quelques gouttes de pluie ou quelques degrés au-dessus de zéro qui vont inquiéter Red Bull et Gestev, l'organisateur de l'événement présenté à Québec pour une cinquième année.
Environ 250 journalistes internationaux tourneront en fin de semaine des images de Québec qui seront transmises dans 180 pays, parmi lesquels 15 sont représentés à ce championnat mondial.
Car en plus des champions aux courses de Québec, on couronnera aussi demain soir les champions du monde, c'est-à-dire les patineurs qui auront obtenu les meilleurs résultats en additionnant les résultats des courses tenues ici à ceux de la compétition de Munich en Allemagne, où s'est tenu le seul autre Crashed Ice de l'année, en janvier dernier.
Depuis un peu plus de deux semaines, 250 personnes ont travaillé au montage de la piste dans la côte de la Montagne, un délai qui a été réduit de moitié. Il faudra compter une autre semaine pour le démantèlement de la structure.
«Mesures d'atténuation»
La réduction des délais d'installation faisait donc partie des «mesures d'atténuation» promises par le maire Régis Labeaume. La Ville de Québec a également installé des sous-stations électriques permanentes près de la piste. «Ça va nous aider à diminuer le nombre de génératrices, donc on passe de 18 à 5», ce qui diminua considérablement le bruit attribuable à leur ronronnement, explique Patrice Drouin, de Gestev.
Ces mesures semblent avoir porté fruit. «Il y avait un service téléphonique où on prenait les plaintes : y'a eu aucune plainte, se félicite le maire. Je pense qu'on a fait un bel effort, et tout le monde est heureux.»
Autre nouveauté cette année : l'introduction de la fan zone. Il faudra maintenant débourser 30 $ pour assister au Crashed Ice à la place de Paris et à la Batterie royale. Ces deux zones aménagées pourront accueillir 4000 personnes. C'est que depuis 2008, les policiers restreignaient l'accès au site de l'arrivée pour des raisons de sécurité. «On a voulu recréer une ambiance à l'arrivée parce que les gens étaient comme un peu bloqués, rappelle M. Drouin. Alors, on a invité les gens à avoir un accès confortable et assuré.» On y trouvera des bars, des restaurants, une scène, deux écrans géants et des endroits chauffés.
L'an passé, 90 000 spectateurs ont assisté à l'activité. Ceux qui préfèrent rester à la maison pourront regarder TVA et CBC en direct ou encore Eurosports, qui diffusera le Crashed Ice en différé. Les qualifications ont lieu ce soir à compter de 18h et la grande finale est prévue demain à 19h. Il est fortement recommandé d'utiliser le transport en commun pour éviter les difficultés de circulation.
Christian Papillon veut battre tout le monde
Christian Papillon, le héros local, est un véritable mordu du Crashed Ice. Il a même aménagé une piste d'entraînement de «calibre international» pour s'entraîner à l'île d'Orléans! Avec cette longueur d'avance, «je vais les battre», assure-t-il. D'autant plus que les Canadiens ont l'avantage de la glace... et du parcours.
Christian Papillon explique que les épreuves européennes sont généralement moins rapides qu'ici. Ainsi, les courses bien relevées ? c'est le cas plus que jamais cette année ?, il en fait sa spécialité. «Je l'aime déjà! J'ai juste hâte de mettre mes patins et d'aller m'amuser dedans. Après ça, on verra ce que je peux faire contre les trois autres gars!»










