«Vraiment? J'étais pourtant sûr que Russell [Martin, receveur des Dodgers de Los Angeles] était un pur Québécois! Il est vraiment né en Ontario? Je ne savais pas!» a-t-il déclaré, hier avant le match hors-concours des siens face aux Cardinals de St. Louis, au Stade Roger Dean de Jupiter, en Floride.En fait, Leroux a fait le cheminement inverse de Martin, qui est né à East York, en Ontario, mais a passé la majeure partie de sa jeunesse dans la Belle Province. «Je suis né à Montréal, mais mon père et ma mère ont déménagé à Mississauga quand j'avais cinq ans. Mes oncles, mes tantes et mes grands-parents habitent encore Montréal et j'y retourne régulièrement chaque année», explique le lanceur de 25 ans qui tente de dénicher un poste dans l'enclos des releveurs des Marlins.
Anglo malgré son nom
«Ma grand-mère maternelle est l'une de mes plus grandes partisanes. Elle vient de s'abonner au MLB package pour voir tous les matchs des Marlins à la télé, alors elle espère que je vais faire l'équipe!» fait remarquer Leroux, qui a participé à cinq matchs des majeures l'an dernier grâce à une année de rêve avec les Suns de Jacksonville, la filiale AA des Marlins.
«J'ai été surpris la première fois que j'ai été rappelé, car j'avais mal commencé la saison, mais tout s'est arrangé par la suite. Cette année, je veux rester dans les majeures. Je sais que j'en suis capable, car j'ai résisté à plusieurs coupures et je suis encore ici pour te parler», poursuit celui dont les armes préférées sont une rapide qui peut atteindre 98 milles à l'heure et une glissante qu'il propulse à 88 milles à l'heure.
Malgré ses forts liens avec la métropole et son nom francophone, Leroux avoue avec un peu de gêne qu'il est le seul membre de sa famille à ne pas parler français. «J'ai été immergé dans un environnement anglophone à un très jeune âge. C'est difficile d'apprendre par la suite quand tu n'as pas l'occasion de parler français!» explique le lanceur de 6'6".
Quant à son statut de seul natif du Québec dans les ligues majeures, Leroux ne pense pas le garder bien longtemps. «J'ai côtoyé Philippe Aumont, le jeune espoir des Phillies, à la Coupe du monde et à la Classique mondiale. Ce gars-là a tellement de talent que je suis convaincu que les Phillies ne pourront pas le renvoyer aux mineures.»











