«Dans les premiers tours, on ne devait pas se nuire, on devait travailler ensemble», a déploré Grenier qui, entre Anders Krohn (Norvège) et Vautier (France), permettait à Andersen d'occuper les trois premières positions sur la grille de départ. «C'est décevant parce qu'avant la course, on avait eu une réunion où on s'était dit qu'on allait travailler en équipe. Mais il y en a un qui a décidé que ça finirait autrement», rageait encore l'athlète de 17 ans, au sortir d'un long conseil d'après-course.
Le dépassement de Vautier qui a relégué Grenier au cinquième rang y a été discuté en long et en large. «Pour l'instant, j'aime mieux ne pas le voir. Mais la prochaine fois que je serai sur la piste avec lui, il sait que je ne serai pas gentil», a-t-il affirmé à propos de son coéquipier de trois ans son aîné. «Mais aujourd'hui, il ne m'a pas prouvé qu'il a 20 ans.»
Le Français a bouclé les 21 tours en tête, en 44:34,113, pendant que Grenier croisait le fil d'arrivée après 44:40,061. «Si ce n'était pas arrivé, d'après moi, j'aurais gagné! Mais je ne peux rien y faire, alors je me concentre sur la prochaine course», qui aura lieu à St. Petersburg, toujours en Floride, samedi prochain. «Le pilotage, les ajustements, tout était là!» a pour sa part confirmé le directeur technique chez Andersen et ingénieur-chef pour le bolide de Grenier, Rémi Lantaigne.
«Mikaël a eu un départ sensationnel. Sauf qu'après cela, il y a eu un manque au plan des normes établies de respect. Mais il faut voir le plan d'ensemble et pour gagner un championnat, il faut être constant. Et c'était Mikaël le plus rapide.»










