«Vraiment, je ne peux pas y croire», a déclaré Neifnecker en conférence de presse après la finale, lui qui a terminé deuxième lors de sa première présence à Québec, hier soir, mais premier à l'épreuve de Munich, tenue en janvier.
Tous s'accordent pour dire que le parcours était extrêmement relevé cette année. «J'ai eu de la difficulté à tenir sur mes pieds», a lancé la Canadienne Kerri Muir, qui remporte son deuxième titre à Québec. Megan Vermillon et Kailee Ryan, deux autres Canadiennes, occupent respectivement les deuxième et troisième marches du podium.
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Chez les hommes, les frères Kyle et Scott Croxall, de Toronto, remportent les première et troisième places. Kyle Croxall croit aussi que le parcours cette année était «le plus rapide jusqu'à maintenant».
Louis-Philippe Dumoulin, de Blainville, a été le meilleur Québécois. «Mes quatre premières courses, ç'a bien été, j'ai été patient et ç'a bien marché. Mais en finale, j'ai fait une petite erreur et ç'a été fatal.» Évidemment, «ça aurait été l'fun d'avoir des Québécois sur le podium, mais la compétition est très forte, c'est rendu vraiment sérieux, la compétition». Dans le contexte, il se dit tout de même «satisfait» de sa quatrième place.
Une mauvaise chute
Le plus couronné des patineurs du Crashed Ice, le Suédois Jasper Felder, a fait une très mauvaise chute. Sébastien Morissette, de Québec, a obtenu une sixième place. En demi-finale, il a été forcé de freiner derrière Felder à un endroit inattendu, ce qui l'a grandement déstabilisé. Il a terminé la course troisième, l'obligeant à se contenter de la finale consolation. «Je suis déçu», admet l'athlète. «C'est une piste très difficile, très technique», poursuit-il, disant que «la qualité des patineurs» explique en partie pourquoi il n'a su se hisser en finale.
Le favori de Québec, Christian Papillon, n'a pu participer aux finales, hier soir, en raison d'une blessure qu'il a subie sur la piste en matinée.
«Je faisais une pratique avec quatre Québécois, c'était smooth, relax, c'était pour se mettre dans l'ambiance de la journée», raconte le patineur, venu rencontré les joueurs et les journalistes en béquilles à l'arrivé à place de Paris. «Mais j'étais trop tranquille, en fait.»
Il a subi une blessure à un genou. En milieu de journée, il avait bon espoir de participer aux finales, mais le patineur s'est rendu à l'évidence qu'il ne pouvait affronter les autres athlètes s'il n'était pas à 100 % de sa forme.
Christian Papillon voit grand
Même s'il n'a pu participer aux finales en raison d'une blessure et qu'il n'est jamais monté sur le podium, Christian Papillon est un véritable mordu du Crashed Ice. Tellement qu'il a aménagé sa propre piste «de calibre international» à l'île d'Orléans. Il a même tenté de tenir une petite compétition sur cette piste, cet hiver, avec d'autres patineurs de Québec, mais il a été contraint d'abandonner le projet pour des raisons d'assurance.
Le patineur voit tout de même un brillant avenir pour ce sport. «Il y a un intérêt certain pour que le sport se développe, c'est bien évident, juste à voir les foules ici et les foules qui grandissent en Europe d'année en année.»
À l'heure actuelle, le crashed ice, c'est le sport de Red Bull. Mais Christian Papillon, qui a obtenu le deuxième temps aux qualifications de vendredi, voudrait l'amener à un autre niveau. «Ça prendrait des centres d'entraînement comme les autres sports sérieux et qui sont pratiqués dans le monde.» Il assure qu'il «travaille sur un projet pour amener quelque chose du genre», mais a gardé un peu de mystère sur ce qu'il avait derrière la tête... À suivre!












