«Ça fait maintenant deux années de suite que j'ai des problèmes mécaniques à Trois-Rivières lors des qualifications, a commenté Grenier. Ça commence à devenir pas mal frustrant. C'est certain que je ne me voyais pas partir de la septième place à la suite des performances que j'avais réalisées lors des essais. Mais des bris mécaniques, ce sont des choses qui arrivent et sur lesquelles on n'a pas de contrôle. Ma déception, je n'ai pas le choix de l'oublier rapidement, car je dois penser à plein d'autres choses en prévision de ma course.»
C'est au moment de démarrer son bolide que Mikaël Grenier a su que quelque chose ne tournait pas rond. Le pilote de la voiture 17 a expliqué que son moteur avait émis un son qui ne mentait pas. «C'est dommage, car la voiture était vraiment bonne lors des essais.»
De son côté, Rémi Lanteigne, le directeur technique de l'écurie Andersen Racing, a admis que son équipe avait déjà connu plus tôt cette saison des problèmes avec la pompe à essence d'un de ses bolides. Il a ajouté que le bris d'hier était cependant surprenant compte tenu que la pièce défectueuse était relativement neuve.
«Au moins, on sait où on s'en va. Les réglages de la voiture de Mikaël lors des essais étaient presque parfaits. D'ailleurs, Anders Khron avait décidé de les utiliser en qualifications. Et il a terminé deuxième. La bonne nouvelle c'est que malgré ses ennuis mécaniques, Mikaël a terminé à moins d'une demi-seconde de Conor Daly, le détenteur de la pôle. Nous n'aurons donc pas besoin de gros ajustements pour la course.»
Stratégie en deux temps
Même s'il devra s'élancer de la septième place, le pilote Mikaël Grenier demeure confiant. Il est très à l'aise sur les circuits urbains et il a rappelé qu'en 2009 il avait terminé quatrième au GP de Trois-Rivières après être parti de la 19e place. Plus tôt cette saison, à Saint-Petersbourg, il a obtenu une sixième place après s'être qualifié en 21e position. Et à ceux qui lui demandaient si les averses annoncées l'inquiétait, il a lancé qu'il excellait aussi sous la pluie.
«Ma stratégie sera divisée en deux temps. Je vais tout d'abord tenter de profiter du départ pour gagner quelques places. Par la suite, je vais me montrer patient et je vais attendre que les gars en avant de moi fassent des erreurs. Je suis cependant conscient que plus l'épreuve avancera et plus je devrai provoquer des choses pour améliorer mon classement si rien ne se passe.»











