Sur le parcours de 18,6 km, le quatuor mixte de Thomas Litscher (U-23), Roger Walder (junior), Katrin Leumann (femme élite) et Ralph Naef (homme élite) a utilisé la bonne stratégie pour flirter avec la tête durant les trois premiers tours. Au moment d'entrer en action, Naef s'est envolé pour effectuer une irrésistible poussée - du quatrième rang à la tête de la course - et mettre les siens en avant au fil d'arrivée par 18 secondes sur l'Allemagne et par 41 secondes sur la République tchèque, grâce à un temps cumulé de 1 h 6 min.
Questionné sur le retard qu'il devait combler après l'effort de Leumann, Naef a dit ne pas s'en être inquiété. «Je n'ai pas regardé le temps. J'ai simplement cherché à rattraper les coureurs en avant.»
Deuxième en 2009 aux Mondiaux de Canberra, en Australie, le Canada a dû se contenter du huitième rang. L'an passé, la charge orchestrée par Geoff Kabush, Catharine Pendrel, Evan Guthrie et le Québécois Raphaël Gagné avait été payante. Cette fois, malgré une belle démonstration du junior Antoine Caron (Stoneham), les Canadiens n'ont jamais été réellement dans le coup.
Plusieurs dépassements
Max Plaxton (homme élite) a donné le relais au Sherbrookois Francis Morin (U-23) en neuvième position, avant que n'entre en scène Caron, à la même position. Profitant d'un troisième tour où beaucoup de pays ont envoyé des filles, le junior de 18 ans a multiplié les dépassements pour terminer sa portion au cinquième rang.
«Les stratégies étaient différentes pour chaque pays», a précisé Caron au sujet de la course à relais qui doit inclure un membre des quatre catégories (élite homme et femme, U-23 et junior) dans n'importe quel ordre. L'athlète de Stoneham était cependant fier d'avoir pu mettre les siens devant les Américains (9es) grâce à son effort, en doublant le junior Seth Kemp.
Dernière du relais canadien, la cycliste Mical Dyck (femme élite) a limité les dégâts, mais ne pouvait rien faire contre l'allure imposée par les équipes qui avaient décidé de terminer en force avec un coureur masculin. Seule la France, qui avait adopté la même stratégie féminine que le Canada en confiant le finish à Cécile Ravanel, a su tirer son épingle du jeu avec le quatrième rang. Championne en titre, l'Italie s'est pour sa part classée cinquième.
L'effort comme préparation
Étonnamment, l'effort de mercredi sur le cuisant parcours du Mont-Sainte-Anne servait d'apéritif pour certains coureurs en action. Si de gros noms étaient absents à la grille de départ pour éviter les blessures ou la fatigue, d'autres prenaient le relais comme une bonne mise en jambes en vue des épreuves individuelles à venir.
«C'est important le relais pour avoir des infos sur la course», a estimé la coureuse allemande Sabine Spitz, qui n'a jamais cherché à se ménager. Après la médaille d'argent hier, la championne olympique en titre sera de nouveau en action samedi dans la course élite.
















