«Avant de commencer la saison, je m'étais imaginée en train de gagner ces deux courses-là et je me disais que ce serait super génial! J'y rêvais, mais de là à ce que ça arrive...» a lancé une Maltais très heureuse, au bout du téléphone. «Je suis confiante et je me sens solide sur ma planche», a résumé l'athlète de Petite-Rivière-Saint-François.
Confiante et solide sur sa planche, elle ne l'était pas lors des derniers Jeux olympiques, à Vancouver, d'où elle a ramené une très décevante 20e position. Décevante pour celle qui, quatre ans auparavant, avait obtenu la médaille de bronze sous les anneaux de Turin. «Des victoires, j'aurais dû en avoir l'an passé», fait-elle valoir, au sujet de cette précédente campagne au cours de laquelle elle a décroché cinq podiums en sept épreuves de Coupe du monde. «Mais les malchances s'accumulaient course après course et les Jeux ont été le pire de tout. Ç'a été difficile de m'en remettre.»
Puis elle a pris l'été pour se faire plaisir. Sans pour autant délaisser l'entraînement en salle, alors qu'elle s'est jointe aux adeptes du Premier Studio de Montréal et de l'entraîneur Chris Rozdilsky, qui compte aussi comme fidèles Alexandre Bilodeau, Jennifer Heil et plus récemment Clara Hughes. Maltais s'est en plus débarrassée d'une intolérance au gluten, ce qui la rend «plus en forme que jamais!»
Devant son amie Maelle
Mercredi encore, la Québécoise a fini première de la ronde de qualifications, de son quart de finale, de sa demi-finale et, bien sûr, de la finale. Comme la veille, elle a devancé son amie et coéquipière de l'équipe nationale Maelle Ricker, tandis que la Bulgare Alexandra Jekova s'est glissée juste derrière le duo canadien. «La finale a été serrée tout le long, mais je suis sortie du premier virage en avant et je suis restée première jusqu'à la fin» de ce long parcours d'une minute et une vingtaine secondes.
Maltais rentre dans Charlevoix pour deux jours, avant de prendre la direction de Telluride, au Colorado, où l'attend la prochaine tranche de la Coupe du monde, le 17 décembre. Elle y portera bien sûr le maillot jaune de meneuse au classement général, après deux étapes sur sept. Son calendrier de janvier, de février et de mars comptera le Championnat du monde de surf des neiges, en Espagne, les X Games, à Aspen, et quatre étapes de Coupe du monde, dont celle de Stoneham, le 17 février.
Quant au fait que cette saison pourrait être sa dernière avant la retraite, la planchiste de 30 ans émet déjà des doutes sur ce scénario. «Si ça n'avait pas bien marché cette année, ç'aurait pu être ma dernière année», admet-elle. Disons que jusqu'à maintenant, ça va plutôt bien.
























