«En les regardant rentrer [au fil d'arrivée], je me suis dit : "Wow!"» s'est-elle exclamée, lorsque Le Soleil l'a jointe dans le sud-ouest du Colorado. Quoi de mieux pour célébrer son 50e départ sur le circuit mondial, qu'elle suit pour une huitième campagne. Elle en ramène une 20e médaille, sa sixième d'or. Et surtout sa troisième en 11 jours, après ses triomphes de mardi et de mercredi de la semaine dernière, à Lech am Arlberg, en Autriche.
Même si elle affirme se sentir plus en forme et mieux que jamais sur sa planche, Maltais avoue avoir été elle-même surprise de cette autre performance presque parfaite. «Agréablement surprise! Après le premier virage de la finale, quand j'ai vu que j'étais encore en avant, je me suis dit : "Focus, focus, focus."» Et la grande blonde de 30 ans de Petite-Rivière-Saint-François n'a pas eu le parcours facile.
En demi-finale, elle était confrontée à la détentrice des titres de championne de la Coupe du monde et de championne olympique, Maelle Ricker, et à la toujours dangereuse Lindsey Jacobellis, double championne du circuit (2007 et 2009) et double championne du monde (2005 et 2007). Jacobellis a dû se contenter de la finale consolation. Puis dans l'ultime quatuor, Maltais a devancé, dans l'ordre, la Bulgare Alexandra Jekova, la Britanno-Colombienne Ricker et la Norvégienne Helene Olafsen.
Les deux Canadiennes dominent la concurrence, Ricker récoltant elle aussi un troisième podium en trois épreuves. Notons que Ricker avait aussi obtenu trois victoires dans trois épreuves consécutives de la Coupe du monde, en 2009, mais étalées sur deux saisons. L'Américaine Jacobellis serait la dernière à avoir enregistré l'exploit intégral, plus tôt en 2009, bouclant d'ailleurs son triplé à Stoneham.
Ce qui impressionne davantage chez Maltais, c'est le fait de le faire en 11 jours et sur deux continents. La grande Karine Ruby a réussi deux fois ce fait d'armes à l'intérieur de 9 (2003) et 10 jours (2001), mais toujours en sol européen.
Compatriote français de Ruby, Pierre Vaultier a gagné l'épreuve masculine de Telluride. Le meilleur Canadien a été Tom Velisek (14e) et le meilleur Québécois, François Boivin (44e).






















