La sauce prend pour Maxime Béland

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Olivier Bossé
Le Soleil

(Montréal) Comme le secret est dans la sauce, Maxime Béland a été utilisé à toutes les sauces, à McGill. Positionné comme porteur de ballon dans l'alignement officiel, le petit no 1 du Rouge et Or a brillé de tous ses feux avec 52 verges de gains au sol, 83 par la passe et 59 sur les retours de bottés de dégagement.

Au total des 10 fois où il a saisi le ballon, Béland a cumulé pas moins de 194 verges et, surtout, trois touchés. «Ce matin, je me suis levé en forme, j'avais les jambes légères», a exposé la vedette du jour, tout sourire. «J'aime bien faire un peu de tout. D'habitude, Sébastien [Lévesque, principal porteur de ballon du R et O] est plus sur la course et moi je suis plus axé sur la passe, alors je suis content de montrer ce que je peux faire partout.»

La pluie n'a pas semblé l'importuner. «En Beauce, on est habitué à jouer dans la bouette», a lancé celui qui a cumulé 1838 verges en

trois saisons collégiales AAA avec les Condors de Beauce-Appalaches. L'eau a néanmoins failli lui jouer un tour sur le jeu le plus spectaculaire de l'après-midi, une passe d'une quarantaine de verges de Benoit Groulx que Béland a transformée en touché de 71 verges.

«Quand j'ai vu mon couvreur tomber en s'enfargeant dans mon pied, j'ai su que ça y était», a-t-il relaté. Fin seul, il a quand même jonglé avec le précieux objet avant de filer vers la terre promise. «J'aime jouer avec des gants, mais sous la pluie, ils deviennent glissants. Tu passes ton temps à essuyer tes gants. S'il avait fallu que j'échappe ça... j'aurais continué à courir tout droit pour sortir par la porte, au fond du stade», a rigolé le natif de Neuville.

Béland boucle sa deuxième saison régulière dans les rangs universitaires avec des gains globaux de 602 verges, soit plus de 75 par match. Ses cinq touchés le placent deuxième de l'équipe dans ce volet, à égalité avec Mathieu Picard et derrière César Sanchez-Hernandez, qui en a six.

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