«Durant la période de repos, j'ai dit aux joueurs que personne ne croyait que l'on pouvait revenir dans le match avec un déficit de
20 points», a expliqué l'entraîneur des Carabins, Marc Santerre, après la défaite de 31-7. «Puis nous avons eu ce touché. Et si le placement n'avait pas été raté, ça mettait le pointage à 20-10. J'ai dit aux gars qu'ils pouvaient croire encore en leurs chances.»
«Nous avions le momentum en fin de première demie et au début du troisième quart. Puis nous avons raté un autre placement. Si nous avions pu réussir ces deux placements, l'allure du match aurait été fort différente. Les pénalités aussi nous ont enlevé beaucoup de rythme.»
Santerre était satisfait de l'offensive des siens. «Les gars ont travaillé très fort et ce n'est pas que nous ayions mal joué. C'est tout simplement que la défensive du Rouge et Or est excellente et elle a eu le meilleur aujourd'hui [hier]. Le Rouge et Or a fait de gros jeux à des moments opportuns.»
Pas facile de jouer au peps
Même si le dernier affrontement entre les deux équipes s'était terminé en faveur de la formation montréalaise, les joueurs des Carabins savaient que ce ne serait pas facile de disputer la rencontre pour la Coupe Dunsmore, au PEPS. «Nous savions que ce ne serait pas facile de venir gagner un match sur la route, plus particulièrement contre le Rouge et Or, une des meilleures équipes de l'histoire du football universitaire canadien, a expliqué le quart-arrière Marc-Olivier Brouillette. À la fin du deuxième quart, ça nous aurait bien aidés de rentrer au vestiaire avec un déficit de 10 points plutôt que 13. Et nous avons raté un autre placement au début du troisième quart.»
Brouillette abondait dans le même sens que son entraîneur-chef. «Ce que nous avons vu sur les films cette semaine, c'était bien les jeux qui ont été utilisés sur le terrain, mais il ne faut pas leur enlever qu'ils [joueurs du Rouge et Or] ont très bien joué. Ils sont sortis très forts à l'attaque en début de rencontre, puis notre défensive a été là par la suite. La tertiaire de Laval est très expérimentée et elle ne donnait pas les longs jeux, préférant accorder les passes courtes. Quand nous étions en situation de deuxième jeu, avec un long gain à faire, leur défensive a fait un gros travail.»
Le mot de la fin revient à Santerre. «J'ai eu une pensée pour mes cinq joueurs qui terminent cette année. Je me dis qu'ils auraient mérité de remporter une Coupe Dunsmore et une Coupe Vanier. Moi, j'aurai l'occasion de gagner une Coupe Vanier.»











