«On a la meilleure défensive et la deuxième meilleure offensive au Canada», expose Constantin, à propos des 61 points alloués et 333 points marqués par sa troupe en huit matchs réguliers. La deuxième défensive la plus étanche a été celle de Saskatchewan, avec 112 points contre, tandis que l'attaque la plus prolifique, de Western, a inscrit 335 points. «C'est un prix d'équipe, ça valorise tous les membres du personnel. Moi, je suis juste le chef d'orchestre», précise le vainqueur, avec humilité.
Il s'agit d'un troisième prix du genre pour Constantin, récompensé de la sorte l'an dernier et en 2005. À sa neuvième campagne à la barre de l'équipe de l'Université Laval, il a mené sa troupe à un sixième championnat de saison, un cinquième de suite, ainsi qu'à un septième triomphe consécutif en finale de conférence, décoré de la coupe Dunsmore. Et dire que les votes des six entraîneurs-chefs du circuit, des directeurs des sports des universités en cause et des membres des médias devaient être enregistrés vendredi dernier, la veille de l'affrontement au sommet entre le R et O et les Carabins!
«Je suis tellement pris dans la course aux séries que j'ai presque oublié de voter!» admet Constantin, dévoilant avoir pour sa part favorisé le pilote des Gaiters de Bishop's, Leroy Blugh. «C'était entre lui et McGill (Sonny Wolfe). Mais Bishop's a eu une victoire de plus que McGill (4 contre 3) et ils ont battu trois équipes qui ont participé aux éliminatoires», soit Saint Francis Xavier (33-12), Montréal (21-16) et Concordia (40-38).
Prix national
Le conducteur de la grosse machine rouge est du coup en nomination pour le prix Frank-Tindall remis chaque année à l'entraîneur de football par excellence au sein du Sport interuniversitaire canadien (SIC). Il sera en lice avec les gagnants des trois autres conférences, soit Steve Sumarah (Atlantique, Saint Mary's), Gary Jeffries (Ontario, Wilfrid Laurier) et Blake Nill (Ouest, Calgary). Du quatuor, seul Sumarah n'a jamais décroché la reconnaissance individuelle suprême, Nill (1999), Jeffries (2003) et Constantin (2005) étant couronnés par le passé. À noter que Laurier n'est pas des demi-finales de samedi. L'identité de l'entraîneur de l'année du SIC sera dévoilée le vendredi 27 novembre, à Québec, à la veille du match de la coupe Vanier.
«C'est bien, mais le prix ultime, c'est le championnat», rappelle Constantin. Et pour atteindre cet objectif, celui qui détient une fiche globale de 80-20 et quatre bagues de la coupe Vanier comme entraîneur-chef ne laissera rien au hasard. À commencer par le départ pour l'Université Queen's, repoussé à jeudi midi, pour éviter d'être la cible d'espionnage en territoire ennemi.













