«On a vu tout un spectacle de la part de deux très bonnes équipes de football, a noté Constantin. Et c'est la meilleure équipe qui a gagné aujourd'hui. Nous avons eu nos chances, mais nous avons été incapables de réaliser les gros jeux qui auraient pu nous permettre d'en profiter. Mais même si je suis très déçu de notre défaite, je suis super fier de l'effort fourni par tous les gars jusqu'à la toute fin de l'affrontement. Ils ont démontré beaucoup de caractère.»
Constantin a indiqué que la rencontre avait ressemblé en plusieurs points à la demi-finale nationale de 2005 alors que le R et O s'était incliné de justesse face aux Huskies de la Saskatchewan après avoir joué du football de rattrapage. Comme ce fut le cas face aux Gaels, le Rouge et Or avait effectué une belle remontée, mais il avait finalement manqué de temps.
Samedi, les Lavallois ont mis la machine en marche au début du quatrième quart alors qu'ils tiraient de l'arrière 33-13. Ils ont inscrit deux touchés, ceux de Maxime Béland et de Julien Féoli-Gudino, réussi une transformation de deux points, puis les Gaels ont concédé un touché de sûreté. Soudainement, la marque est devenue 33-30. Et dans la dernière minute, les Lavallois ont failli réussir un long jeu qui les aurait placés au centre du terrain.
«Les deux quarts-arrières [Benoit Groulx et Danny Brannagan] sont deux compétiteurs du tonnerre. Benoit n'a jamais abandonné, même si nous tirions de l'arrière par 20 points. J'ai bien aimé la manière dont il s'est comporté pour nous remettre dans le match. Il nous a démontré tout son caractère et son leadership.»
L'histoire de deux jeux
En retard par six points tard dans le troisième engagement, le R et O a été sorti du match en l'espace de deux jeux. Jimmy Allin a d'abord retourné sur 120 verges un placement raté de 44 verges de Christopher Milo pour donner les devants 26-13 aux siens. Puis sur le botté d'envoi, les Lavallois ont tenté un jeu truqué. Mathieu Picard a cependant commis une échappée qui a permis aux hommes de Pat Sheahan de reprendre le ballon profondément en territoire de Laval et d'inscrire un touché dès le début du quatrième quart. Dommage pour le Rouge et Or qui, avant ces deux jeux, avait semblé reprendre son rythme en attaque, ce qui lui avait permis d'inscrire un placement.
Pressée tout le match par la défensive des Gaels, l'attaque du Rouge et Or a donné huit sacs du quart, le dernier causant une échappée et mettant ainsi fin aux derniers espoirs des visiteurs.











