Une dizaine de joueurs lavallois ont tourné la page sur leur carrière universitaire samedi. Du nombre, Benoit Groulx, un athlète qui a marqué l'histoire du Rouge et Or. Malgré sa petite taille, il a non seulement réécrit le livre de records de son équipe au chapitre des exploits par la passe, mais il a de plus mené les siens à cinq participations à la demi-finale canadienne et à deux Coupes Vanier. S'ajoute un trophée Hec Crighton en 2008, un honneur remis au joueur par excellence au football universitaire canadien. «Tout un compétiteur, a indiqué Constantin. Un gars qui s'est distingué autant par ses performances que son caractère et son leadership au sein de l'équipe.»
«Ce fut un honneur pour moi de jouer pour un aussi grand quart-arrière que Benoit», a renchéri Julian Féoli-Gudino, qui a probablement révélé la pensée de tous les footballeurs ayant joué avec le Rouge et Or sous l'ère Groulx.
Malgré la déception de la défaite de samedi, Groulx a de son côté indiqué qu'il était conscient d'avoir connu une carrière incroyable. Réalisant difficilement que ses jours avec le Rouge et Or étaient maintenant chose du passé, il n'avait que de bons mots à adresser à l'organisation lavalloise.
«Je lève mon chapeau à l'organisation, a dit le no 8. J'y ai passé des années extraordinaires. Au point où j'aimerais y demeurer. Au cours des prochaines semaines, je compte aller rencontrer les entraîneurs afin de voir si je ne pourrais pas m'impliquer au niveau du coaching à compter de la saison prochaine.»
Les yeux rougis par l'émotion, le joueur de ligne défensive Jean-Philipe Gilbert est retourné sur le bord du terrain du stade Richardson plusieurs minutes après la demi-finale de samedi afin de vivre les derniers moments de son passage dans les rangs universitaires.
«C'est vraiment difficile à croire que ma carrière à Laval est terminée, a lancé le vétéran de cinquième saison. Je n'ai pas du tout le goût d'enlever mon chandail et mes épaulettes. Et pour le moment, j'ai de la difficulté à trouver du positif. Mais je sais qu'avec le recul, je vais être fier de mon passage à Laval et je vais voir le beau parcours que j'ai eu. J'ai gagné deux Coupes Vanier. Combien de joueurs de football au Canada peuvent se vanter d'en avoir fait autant?»
Groupe «extraordinaire»
Même réaction du côté de Samuel Lajoie qui s'est dit chanceux d'avoir pu défendre les couleurs du Rouge et Or entre 2006 et 2009. «Le Rouge et Or m'a beaucoup apporté. Il m'a permis de devenir quelqu'un de bien. J'ai joué avec une gang de gars extraordinaires.»
Le mot de la fin est revenu à Glen Constantin. «Ce que les gars ont vécu face à Queen's fait partie des apprentissages de la vie. Le jour où ils devront faire face à une autre déception, ils se rappelleront qu'ils ont déjà vécu une situation similaire et qu'ils sont passés au travers. Leur expérience pourra les aider à surmonter ce nouvel échec.»










