Cela fait aussi deux ans que le superathlète natif de Pickering, en Ontario, a mis les crampons au stade de l'Université Laval. À l'époque, c'était dans l'uniforme des Huskies de Saint Mary's. Battus à Québec en match de saison, Glavic et ses Huskies s'étaient vengés du Rouge et Or cinq semaines plus tard, à Halifax. C'est dans cette demi-finale canadienne que Glavic s'était déchiré le ligament du genou. Le meilleur footballeur universitaire au nord de la frontière cette année-là n'avait donc pu participer à l'ultime affrontement, remporté par les Bisons du Manitoba.
Le voilà de retour dans la capitale québécoise, mais cette fois pour le compte des Dinos de Calgary. Il a encore mené sa troupe jusqu'au pinacle de la campagne avec des performances dignes d'une nomination pour le trophée Hec Crighton. Il porte toujours le no 10. «Au plan individuel, cette saison-ci a été meilleure que celle de 2007. Mon pourcentage de passes complétées est meilleur de trois ou quatre points», a fait valoir Glavic, hier après-midi, au terme de l'entraînement tenu au Séminaire Saint-François, à Saint-Augustin.
Statistiques enviables
En huit rencontres régulières à la barre de l'attaque de Calgary, le pivot de 23 ans a vu 129 de ses 191 passes être captées, pour un taux de réussite de 67,5 %, le deuxième plus élevé au pays chez les quarts partants derrière Benoit Groulx (73,2 %), du Rouge et Or. Il y a deux ans, avec Saint Mary's, c'était 128 en 200 (64 %), le reste de ses statistiques s'équivalant ou presque - 2185 verges de gains aériens contre 1843, 14 passes de touché contre 16, six interceptions contre cinq, 481 verges par la course contre 478.
Mais ce qui a fait toujours jaser, c'est son surprenant transfert de Saint Mary's à Calgary durant la saison morte. «C'était le bon temps pour changer, j'avais besoin de changement», s'est-il contenté d'expliquer, lui dont les motivations profondes n'ont jamais été dévoilées au grand jour. Il affirme avoir pris l'initiative de contacter les Dinos et quelques autres programmes, dont Western Ontario, question de gommer tout doute de maraudage. La présence à la tête du club de Calgary de l'entraîneur qui l'avait recruté à Saint Mary's, Blake Nill, laisse néanmoins songeur.
«En quittant Saint Mary's [à l'hiver 2006], je n'aurais jamais cru que nous nous retrouverions trois ans plus tard», a assuré Nill, qui connaît bien le clan Glavic pour avoir d'abord tenté d'enrôler les deux frères aînés, Sasha et Marko, mais sans succès. Le coach est finalement parvenu à ses fins avec le cadet, et deux fois plutôt qu'une. «Erik est l'une des principales raisons pour lesquelles nous sommes rendus ici», a reconnu Nill, au sujet du face-à-face final de samedi, contre les Gaels de Queen's.
Quant au remisage de son fameux bermuda turquoise, n'allez pas croire que Glavic souffre d'un excès de confiance. «Question de commanditaire !» a admis le grand chevelu, à propos des vêtements d'entraînement des champions de l'Ouest. «Mais je le garde pour faire mon conditionnement physique.»











