Côté sentimental, je comprends très bien pourquoi le président des États-Unis, Barack Obama, a décidé d'appuyer les Saints. Au fait, y a-t-il un amateur de football dans votre entourage qui déteste cette équipe? Moi, je n'en connais pas.
Comme si toutes les saisons de misère de cette organisation n'avaient pas suffi à saper le moral des sympathiques habitants de cette ville de la Louisiane, le passage de Katrina en 2005 a empiré les choses. L'ouragan a détruit plusieurs quartiers, ébranlant au passage le Superdome, le domicile des Saints et l'hôte de plusieurs SB, qui a servi de refuge pour des milliers de sinistrés pendant quelques semaines.
Mais tout a changé pour le mieux en 2009, les Saints possédant ce petit quelque chose de spécial qui m'incitait à me rendre à Buffalo en septembre dernier afin de me faire une meilleure idée de leur énorme potentiel. Déjà familiers avec des athlètes aussi talentueux que Drew Brees et Marques Colston, j'ai découvert le porteur de ballon Pierre Thomas lors de ce duel.
J'ai aussi réalisé que l'unité défensive des Saints n'était pas aussi mauvaise que certains pouvaient le laisser croire et qu'elle prenait un malin plaisir à provoquer des revirements, même si elle a l'habitude de demeurer trop longtemps sur le terrain. On en a d'ailleurs eu un bon aperçu contre les Vikings du Minnesota dans la finale de la Conférence nationale.
Deux mois plus tard, les Saints m'ont convaincu de parier sur leurs chances d'aller jusqu'au bout quand ils ont malmené les Patriots de la Nouvelle-Angleterre 38-17. Ce soir-là, je crois que j'ai écouté la chanson The Saints Are Coming de U2 et Green Day à trois ou quatre reprises avant de m'endormir avec un sourire accroché au visage...
L'équipe de la décennie
Malgré mon affection pour les Saints, je ne peux toutefois pas les considérer comme supérieurs aux champions de la Conférence américaine, qui forment, à mon avis, la meilleure équipe de la première décennie de l'an 2000 dans la NFL. Et comme j'ai maintes fois exprimé mon admiration pour Peyton Manning - que je choisirais avant Tom Brady (Patriots) -, je me range aujourd'hui derrière la troupe de Jim Caldwell, même si le nouvel entraîneur des Colts portera à jamais l'odieux d'avoir saboté une saison qui s'annonçait parfaite jusqu'à la fin de décembre.
Contrairement aux Saints, je ne m'attendais pas du tout à une saison magique des Colts. Je croyais même qu'ils allaient être menacés par les Titans du Tennessee et les Texans de Houston dans la division Sud de l'AFC à la suite des départs de Tony Dungy et de Marvin Harrison, sans oublier la blessure qui a mis fin à la saison du jeune receveur Anthony Gonzalez sur le tout premier jeu offensif de l'année.
Mais c'était sans compter sur Manning, qui a multiplié les miracles, même s'il est moins bien entouré que par le passé. Il a vite développé une belle complicité avec les jeunes Pierre Garçon et Austin Collie, les deux receveurs qui appuient le vétéran Reggie Wayne, en plus de surtaxer l'ailier rapproché Dallas Clark. N'oubliez pas que Manning a accompli tout ça sans même pouvoir s'appuyer sur une attaque au sol respectable, le porteur de ballon Joseph Addai connaissant sa part de problèmes.
Le temps est maintenant venu de se prononcer. Malgré une ou peut-être deux interceptions à ses dépens, Manning amassera plus de 300 verges de gains aériens pour mener les Colts à un deuxième triomphe au Super Bowl au cours des quatre dernières années, une victoire de 31-24 sur La Nouvelle-Orléans, qui n'aura pas à rougir de sa performance, loin de là...
MON CHOIX:
Colts: 31
Saints: 24












