«Même si je suis très heureux, je demeure très terre-à-terre», a expliqué l'étudiant-athlète qui vient de commencer son barreau. «À cause du ratio de joueurs canadiens et américains au sein de chaque équipe, il faut profiter d'un bon timing pour jouer dans la LCF. Et je ne suis pas naïf, je sais que mon contrat ne me garantit pas de demeurer avec les Tiger Cats. C'est une invitation pour le camp d'entraînement. Malgré tout, je suis très fier. Pour moi, avoir la chance de me faire valoir à un camp professionnel, c'est déjà une victoire en soi. Je suis conscient de mes capacités et de ce qu'il faut avoir pour jouer chez les pros. C'est à moi de prouver ce dont je suis capable.»
Cadeau de Noël
La formation de Hamilton a contacté le joueur de ligne défensive le 23 décembre afin de savoir s'il avait toujours de l'intérêt pour une carrière de footballeur. Même s'il devait commencer son barreau, l'ex no 94 du Rouge et Or a indiqué qu'il serait intéressé à tenter sa chance dans la LCF. Les Tiger Cats lui ont alors parlé de contrat. Gilbert s'est trouvé un agent, Darren Gill, et les négociations ont commencé.
«Un beau cadeau de Noël. Je ne m'attendais pas du tout à avoir un appel d'une équipe de la Ligue canadienne et de recevoir une offre de contrat. Mon intention était de faire des pitchs auprès de certaines formations afin de connaître leur intérêt à mon endroit. Et si personne n'en avait eu, je me serais concentré sur mes études. Faire son barreau est très exigeant. J'y aurais consacré tout mon temps et j'aurais renoncé à prendre part au prochain combine.»
Même si le camp des Tiger Cats ne s'amorcera qu'en mai, Gilbert met déjà les bouchées doubles à l'entraînement afin d'être fin prêt. Parallèlement, il met aussi beaucoup d'efforts dans ses études. Jamais, avoue-t-il, il n'a vécu une année aussi intense et exigeante. «C'est pas mal éprouvant. Il y a beaucoup de stress à gérer. Mais ça en vaut la peine. Peu importe ce qui va arriver, je vais en sortir gagnant.»









