«J'ai très hâte que se mette en branle le camp d'entraînement», a confié le coordonnateur de la ligne offensive lors d'une entrevue téléphonique. «Nous avons réussi à recruter tous les joueurs que nous avions ciblés depuis mai 2009. Et se sont ajoutées de belles révélations issues du combine du collégial AA tenu au Stade Leclerc en décembre. Des gars que l'on n'avait pas vraiment vus avant, mais qui nous ont intéressés. Je suis très heureux.
«Si le recrutement de 2009 a été difficile, et ce n'est pas parce que l'on n'avait pas essayé d'emmener les meilleurs joueurs chez nous, celui de cette année a été exceptionnel. À ce chapitre, Glen [Constantin] a fait tout un travail.»
Brennan a indiqué qu'il se retrouverait cette année dans une situation idéale. La quantité et la qualité des joueurs qu'il aura sous sa gouverne fait en sorte qu'il a déjà une bonne idée des athlètes qu'il utilisera à chaque position sur la ligne. De plus, la compétition s'annonce endiablée entre les vétérans et les recrues. Et comme chaque joueur s'entraînera à sa position naturelle, tous les joueurs, sans exception, pourront démontrer leur savoir-faire. «Malgré tout, il peut toujours y avoir des surprises. Les blessures, ça arrive vite.
«Pour le moment, les vétérans ont une longueur d'avance en ce qui concerne un poste de partant. Je pense néanmoins qu'à court et à moyen terme, certains joueurs qui amorceront leur carrière avec l'équipe cette année se retrouveront dans le feu de l'action. Et c'est un beau challenge d'avoir la chance de pouvoir développer tout ce talent.»
Nouvelle philosophie ?
La prochaine campagne marquera les débuts d'une nouvelle ère pour l'attaque qui sera dorénavant sous la gouverne de Marco Iadeluca. Selon Brennan, le nouveau coordonnateur ne bouleversera pas l'offensive du Rouge et Or. «Marco a sensiblement la même philosophie que Justin [Ethier]. Je dirais que notre système à l'attaque sera le même que par le passé de 85 à 90 %. On gardera les choses simples.
«Mon plus grand défi au niveau de la ligne sera de travailler la communication entre les joueurs et la compréhension des différents jeux. Mais il n'y a pas mille façons de faire les choses. Et nous avons un groupe de très bons joueurs.»
Selon Brennan, c'est en ce qui concerne la façon d'appeler les jeux que les changements seront les plus importants en attaque. Il a expliqué qu'après quelques années, les défensives en arrivent à connaître le vocabulaire utilisé par les offensives rivales pour désigner les stratégies qu'elles utiliseront. Elles peuvent donc parfaitement se déployer afin de tenter de contrer les athlètes qui leur font face. «Après quelques années, c'est le temps d'apporter certains changements et je crois que nous sommes rendus là.»










