«Plutôt que de travailler comme un enragé en Floride comme ce fut le cas l'an passé et les années d'avant, j'ai pu passer la semaine de relâche à la maison. Cela m'a permis de prendre du temps avec ma blonde et d'apprécier chaque moment de ma nouvelle situation», a confié Ethier.
Le deuil de sa carrière d'entraîneur ne faisant que commencer, Ethier a vécu des moments troublants au cours des dernières semaines. Ce fut le cas lors du début de l'entraînement hivernal de l'équipe et de la préparation du camp en Floride. «Je crois que toutes les premières seront un peu difficiles. Lors du premier jour d'entraînement et lors du premier match de la saison, par exemple. Je vais assurément vivre des émotions fortes.»
Ethier a de nouveau insisté sur le fait que le temps était venu pour lui de tirer sa révérence. Aux yeux de bien des gens, il avait une vie rêvée. Il pouvait gagner sa vie tout en vivant sa passion pour le football. Mais l'envers du décor n'était pas toujours rose. Parce que le football coulait dans ses veines, il ne pouvait pas décrocher et refaire ses énergies.
«C'est en pensant à moyen et à long terme que j'ai pris ma décision. Et dans l'apprentissage que je dois faire, je m'aperçois que c'était beaucoup plus facile pour moi d'apprendre certaines choses il y a 10 ans que ça ne l'est maintenant. Mais je me dis que c'est plus facile aujourd'hui que ça le sera dans 10 ans. J'avoue cependant que je ne m'attendais pas à être aidé comme je l'ai été. Je suis très chanceux.»
En attendant le super PEPS
Habitué à travailler à 100 milles à l'heure, Ethier a vu sa nouvelle carrière démarrer un peu au ralenti. Il s'y attendait un peu compte tenu qu'il devait se familiariser avec ses nouveaux dossiers. Et comme rien ne se passera vraiment du côté du Super PEPS tant que les travaux des nouvelles infrastructures sportives ne seront pas amorcés, c'est à l'organisation de la Coupe Vanier de l'automne qu'il travaille.
«Comme je n'ai pas d'expérience, ça serait un peu stressant pour moi si je ne pouvais pas compter sur des gens qui ont non seulement une grande expertise, mais qui en plus ont fait de la Coupe de l'année dernière un succès. Pourtant, ils composaient avec un scénario qui n'était pas celui souhaité. Quand on a perdu, ma plus grande crainte était que le match de la Coupe Vanier ait lieu devant 8000 ou 9000 personnes. Mais ce fut une réussite à tous les points de vue.
Même si on souhaite que le Rouge et Or soit de la partie cette année, je sais que nous pourrons quand même faire un succès de la Coupe Vanier si jamais il n'était pas là. Ça m'enlève pas mal de pression.»









