Une passion sans fin pour le hockey

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Une passion sans fin pour le hockey

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Lucien Deblois, Jean Gagnon et Marc Fortier ont été intronisés hier au Temple de la renommée de la LHJMQ.

La Presse, André Pichette

Kevin Johnston
Le Soleil

(Montréal) Trois gars tellement différents, mais trois gars tellement semblables. Chacun à sa façon, Jean Gagnon, Marc Fortier et Lucien DeBlois ont cheminé dans le monde du hockey. Et ils y bossent toujours, aussi enthousiastes qu'ils l'étaient lorsqu'ils sont passés par la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). Une passion qui ne s'éteindra jamais. Une passion qui demeure d'une certaine façon le centre de leur vie.

Les trois compères, qui ont tous été associés un jour à la Vieille capitale, ont été intronisés au Temple de la renommée de la LHJMQ hier soir. Un honneur grandement mérité pour l'ex-porte-couleurs des Remparts et les deux ex-porte-couleurs des Nordiques. Tout a débuté pour eux chez les juniors. Et ça se poursuit depuis.

Gagnon a connu un passage étoilé chez les Remparts de la première génération, Fortier, chez les Saguenéens de Chicoutimi, et DeBlois, chez les Éperviers de Sorel. Tous trois ont dominé, mais en bout de piste, ça s'est départagé lorsqu'ils se sont amenés chez les pros. Gagnon, ignoré en raison de ses 5'7'', n'a jamais eu la chance de goûter à la Ligue nationale. Il s'est cependant démarqué pendant une vingtaine d'années en Europe. Fortier, jamais repêché, a persévéré et a réussi à jouer pendant six saisons dans le grand circuit avec les Fleurdelisés, les Sénateurs et les Kings avant de s'expatrier lui aussi outre-mer. Quant à DeBlois, il a partagé 15 saisons et 993 matchs entre New York, le Colorado, Winnipeg, Québec, Toronto et Montréal, avec qui il a remporté la Coupe Stanley en 1986.

Aujourd'hui, Jean Gagnon est dépisteur-chef des Remparts, pendant que Fortier et DeBlois sont dépisteurs respectivement chez l'Avalanche du Colorado et les Canucks de Vancouver. Du hockey junior, ils en mangent encore. Et ils ne s'en plaignent pas. Mais assez parlé de 2009. Revenons en arrière. Gagnon se souvient du jour où Marc Picard lui a annoncé qu'il commençait l'année avec les Diables rouges. Tout un événement dans la vie du p'tit gars de Saint-Malo, qui se retrouvait du jour au lendemain sur la même patinoire que Réal Cloutier, Guy Chouinard, Jacques Locas et compagnie.

«C'était tellement gros que je n'arrivais pas à le croire, a-t-il confié. En première moitié de saison, je n'avais pas beaucoup joué. Mais après les Fêtes, les blessures à quelques défenseurs m'ont ouvert la porte. Je me souviens que je jouais avec Richard Perron, un autre gars de 5'7''. Nous n'étions pas gros, mais il n'y a pas grand monde qui passait.»

La clé du succès

Deux Coupes du président et deux participations au tournoi de la Coupe Memorial en trois saisons témoignent de l'impact de Gagnon, qui a remercié ses parents, ses entraîneurs ? particulièrement Ron Racette ? lors de son discours d'acceptation. Et son message pour les jeunes a été clair. «Le ?Nous? a toujours été plus important que le ?Je? pour mois. La clé du succès, c'est le travail en équipe.»

De son côté, Fortier a parlé d'une école de vie tout à fait incroyable lorsqu'il a été question de son stage de quatre saisons avec les Saguenéens. «Un jeune quitte la maison pour la première fois et il doit assumer ses responsabilités, a-t-il expliqué. Les joueurs qui évoluent dans le junior majeur n'ont pas idée de leur chance. Mon message à eux, c'est qu'ils profitent de chaque moment, qu'ils tirent profit des leçons. Oui, il y a le hockey. Mais dans du hockey de ce calibre, il y a plus que le sport. Mon message en est un de persévérance. Ne lâchez pas, ne lâchez jamais. J'ai eu la chance d'avoir un entraîneur comme Gaston Drapeau à ma dernière saison. Je lui dois d'avoir cru en moi et de m'avoir transmis le message de ne jamais lâcher.»

Quant à DeBlois, il a deux souvenirs de la LHJMQ. Celui du joueur qui a appris son métier sous la férule du coloré Rocrigue LeMoyne. Et celui du premier entraîneur-chef de l'équipe d'expansion de Moncton, qui étaient connus sous le nom de Alpines avant l'entrée en scène de Robert Irving à leur deuxième campagne. Une expérience pas toujours plaisante avec les Alpines, dont le proprio de l'époque coupait les coins carré. Au point où DeBlois s'est souvent servi de sa carte de crédit personnelle pour payer à l'étranger. Ça aussi, ça s'est révélé une belle école de vie.

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