CANADIEN/BRUINS
Les meilleurs contre les pires dans l'Est. Les inconditionnels de la Sainte-Flanelle vont laisser parler leur coeur en prétendant que leurs favoris peuvent écarter les vilains Bostonniens de leur chemin, mais il faut être réaliste. Les Bruins sont meilleurs en attaque, en défensive et devant le filet, en plus de miser sur de meilleures unités spéciales. Il faut faire face à la réalité et se dire les vraies choses. Les protégés de Bob Gainey auront beau faire appel aux fantômes des années passées, ça ne suffira pas. Il faut rire en lisant que Georges Laraque va venir sauver l'honneur du Tricolore et régler le cas de Milan Lucic. Ce sera tout à l'avantage des Bruins si Gainey ose opposer son homme fort à Lucic. «Big Georges» ne pourra suivre la parade. Les Bruins ont trop d'armes, alors que du côté des Montréalais, il y a trop de points d'interrogation. Quel Carey Price verra-t-on devant le filet? Quel Alex Kovalev se présentera sur la patinoire à Boston? Andrei Markov sera-t-il en mesure de renouer avec la compétition pendant la série? Boston en six
RANGERS/CAPITALS
Alexander Ovechkin vaut à lui seul le prix d'entrée à un match de hockey. Alors imaginez lorsque les Alexander Semin, Mike Green et Nicklas Backstrom s'amènent en trombe en territoire adverse. Des étincelles garanties et ce sont les Rangers qui vont subir les assauts répétés. Ce n'est pas l'arrivée de John Tortorella derrière le banc des Blueshirst qui va changer le fil des événements. Oh, il y a bien Sean Avery qui va sûrement inventer une nouvelle niaiserie, mais les Capitals ne se laisseront pas déranger par le mal-aimé de New York. Washington en six
HURRICANES/DEVILS
C'est drôle comment le vent tourne dans le sport. Il y a à peine un mois, New Jersey était le club de l'heure dans la LNH. Mais le feu s'est éteint et dans le dernier droit, ce sont les Hurricanes qui faisaient flèche de tout bois. L'expérience de Martin Brodeur ne peut nuire, mais il faudra que ses coéquipiers le soutiennent mieux qu'ils l'ont fait en avril. C'est la série la plus difficile à prédire dans l'Est. New Jersey en sept
FLYERS/PENGUINS
La bataille Philadelphie/Pittsburgh va combler les amateurs de hockey de la Pennsylvanie. Du gros hockey avec plusieurs joueurs d'impact. Si les Penguins comptent sur les deux meilleurs du groupe en Crosby et Malkin, les Flyers ont plus de profondeur. Il y a de bonnes chances que ça se joue devant le filet et si c'est le cas, il faudra donner l'avantage à Marc-André Fleury sur Martin Biron. Mais tout est quand même possible. Ça s'annonce comme un duel offensif, du hockey comme ça devrait être joué par tout le monde. Pittsburgh en sept
DUCKS/SHARKS
Est-ce qu'un canard peut effrayer un requin? Dans le joyeux monde de la LNH, la réponse est oui. San Jose vient de connaître une saison remarquable, mais la gang de Silicon Valley traîne une réputation de perdants en séries. De leur côté, les gars d'Anaheim savent très bien ce que ça prend pour aller jusqu'au bout, eux qui ont été couronnés champions en 2007. Il ne faut donc pas se fier à l'écart de 26 points entre les deux clubs. Mais Joe Thornton est «dû». Son équipe aussi. San Jose en six
BLUE JACKETS/RED WINGS
Quelle belle histoire que celle des Blue Jackets, qui participent aux séries pour la première fois de leur courte histoire. On ne peut que se réjouir pour Rick Nash et sa bande de jeunes francs-tireurs. Et pour Antoine Vermette aussi, lui qui revit dans l'Ohio. Mais l'histoire va être de courte durée parce que les Red Wings demeurent la formation à battre dans la Ligue nationale. Ce club-là a tout simplement trop de profondeur. Detroit en cinq
BLUES/CANUCKS
Au premier coup d'oeil, on serait porté à croire que les Blues ne sont pas dans la même ligue que les Canucks. Mais en bout de ligne, seulement neuf points les séparaient au classement. Sauf qu'il faut être réaliste aussi. Roberto Luongo est prêt à connaître du succès en séries et il a devant lui une bande de joueurs possédant le potentiel pour faire peur aux meilleurs. Une défensive aguerrie et robuste, un paquet d'attaquants de premier plan, dont Mats Sundin, qui a bien des choses à se faire pardonner. Les Blues ne feront qu'acte de présence. Vancouver en cinq
FLAMES/BLACKHAWKS
Ce sera l'attaque de Chicago contre la défensive de Calgary. Les Kane, Toews, Havlat, Sharp et les arrières Campbell, Keith et Barker savent quoi faire avec une rondelle. C'est grâce à eux si les Hawks participent aux séries pour la première fois en sept ans. À l'autre bout de la patinoire, le gardien Miikka Kiprusoff ne chômera pas et il aura grand besoin d'arrières comme Phaneuf et Regehr pour écarter les jeunes coqs de l'Illinois de son perron de porte. Les Flames auront également besoin de plus de contribution de leur gros trio formé d'Iginla, Jokinen et Cammalleri. L'expérience de Calgary va avoir le dernier mot. Calgary en sept
Au suivant!
Personne n'a cherché Charlie au cours des cinq derniers matchs de la série Remparts-Screaming Eagles. Il était là, bien planté devant le filet québécois. Qualifié de héros par la grande majorité de ses coéquipiers, le gardien des Diables rouges n'a pas volé son titre de joueur de la série du côté des représentants de la Vieille Capitale.
Ce n'est pas un hasard si les Remparts ont remporté quatre de leurs cinq derniers matchs. Lavigne s'est déguisé en mur au début du match numéro trois, et à partir de là, c'est la confiance de l'équipe au grand complet qui a grandi. Lavigne était redevenu celui qui avait mené son club au quatrième rang du classement général du circuit Courteau.
Lorsque Patrick Roy est allé le chercher à Moncton pour un choix de quatrième ronde l'été dernier, plusieurs ont douté. Lorsque le camp d'entraînement s'est mis en branle, on se regardait. Lorsque la saison a commencé, plusieurs entrevoyaient des changements devant le filet en décembre. À mi-chemin dans le calendrier régulier, on continuait de douter. À l'aube des séries, on s'interrogeait. Et après le fameux but marqué par Mathieu Brodeur à l'aide d'un tir de 150 pieds dans le deuxième match de la série, on a continué de se poser des questions. Mais Lavigne a persévéré. Et surtout, il a livré la marchandise. Il faut qu'on lui lève notre chapeau.
Point tournant
«Je vous dirais que le point tournant de la série a été ce fameux but de loin», a-t-il confié, sourire en coin, une quinzaine de minutes après avoir quitté la patinoire du Colisée Pepsi, hier soir. «Ça m'a comme réveillé. J'ai eu une bonne conversation avec Patrick et il m'a dit de ne pas m'énerver, d'approcher chaque match comme si c'était une période de prolongation. Et dès le début du match suivant, j'ai fait le travail. Ça m'a redonné confiance. Et les gars m'ont vraiment facilité le travail.»
Lavigne a souvent fait allusion au caractère de sa bande. «Notre vestiaire est très fort, a-t-il ajouté. Nous formons un groupe très mature. Nous étions tous conscients que pas grand-monde nous donnait une chance de revenir dans la série lorsque nous avons quitté pour Sydney en déficit de 2-0. Mais nous nous sommes tous relevé la tête avec le résultat qu'on connaît aujourd'hui. Ça continue. Nous allons jouer au hockey chez nous vendredi.»
Avec un Charles Lavigne en pleine possession de ses moyens. Mine de rien, il vient de blanchir l'adversaire pendant tout près de 140 minutes. «Shawinigan a un bon club de hockey, a-t-il noté. Ils sont talentueux et ils préconisent un style de jeu physique. Mais nous sommes prêts. Plus tu avances en séries, plus tes adversaires sont coriaces. Et c'est bien correct.»












